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The Who - ''Endless Wire''
Critique MusicaleLe nouveau Who est enfin dans les bacs ! Strawberry a passé cet Endless Wire à la moulinette de la critique, rien que pour vous !

Le fiasco artistique, critique et commercial de l’album It’s Hard, enregistré en 1982, ne pouvait constituer une porte de sortie décente pour l’un des plus grands groupes pop-rock des riches années soixante et soixante-dix. La déception laissait la place à l’humiliation. Vingt-quatre ans plus tard, tragiquement amputés du talent du vénérable John Entwistle décédé en 2002, les Who présentent enfin un tout nouvel album studio intitulé sobrement Endless Wire. Les Who ou, du moins, ce qu’il en reste à savoir le chanteur Roger Daltrey et l’auteur-compositeur de génie Pete Townshend. Et tout deux ont beau se définir comme de parfaits antagonistes au caractère bien trempé, ils savent aussi converger vers le sublime lorsqu’il s’agit de faire de la musique. Qu’importe ce que diront les puristes et les grincheux, qu’importe si la grâce de ce monument qu’est Who’s Next (1971) demeurera à jamais inaccessible, Endless Wire est un vrai album des Who, un bon album des Who et un album ambitieux et audacieux. Il y a un an tout juste, j’avais pris part au concert de réactions dithyrambiques faisant suite à la sortie de A Bigger Bang des Stones. Moins tapageur, le come-back des Who surclasse haut la main celui de leurs vieux amis londoniens. La raison relève de la vraie prise de risques de Pete Townshend à laquelle il faut rendre hommage. Non il n’était pas aisé de se retrouver dans un studio après vingt-quatre ans de silence, d’oublier l’absence pesante de Moon et d’Entwistle et, enfin, d’oser créer autre chose, un son un peu novateur, des rythmes surprenants… Tout cela, les Stones l’avaient négligé, qui s’étaient contentés de cuisiner de vieilles recettes dans de vieilles casseroles. Les Who sont allés plus loin, à tout point de vue.

Qu’est donc Endless Wire ? Un album de 19 titres long de près d’une heure et bâti sur une architecture très particulière puisque scindé artificiellement en deux parties. Les neuf premières compositions, sans lien particulier, font office de longue introduction avant que ne débute un « mini-opéra-rock » savoureux quoique un peu décousu. Si Daltrey et Townshend sont loin de l’homogénéité de Tommy, l’ensemble tient admirablement la route et laisse une place inattendue aux pièces acoustiques (dès la seconde piste, Daltrey interprète une folk song de grand cru, Man In The Purple Dress). A ce jeu-là, Townshend, très présent, demeure le plus vibrant. Son chant brisé et sensible à la fois sur In The Ether et son lyrisme tendre échappé de ce magnifique God Speaks Of Marty Robbins apportent à l’album poésie et humilité. Les Who seraient-ils devenus des grands-pères mous contant des ballades au coin du feu ? Grands dieux, non ! Il reste l’ardeur de la guitare électrique du grand Pete alliée à la puissance vocale de Roger Daltrey, touchée par l’âge certes mais éternellement magique, sur ces grandes chansons rock que sont Black Widow’s Eye, Mike Post Theme, Mirror Door et, dans une moindre mesure, It’s Not Enough. Les Who ont retrouvé de la créativité, de la verve. Espérons désormais qu’ils retrouveront une certaine aura auprès du public.

Gorgé d’études mélodiques originales, le mini-opéra rock apparaît pourtant un ton en dessous de la première partie de l’album. La faute sans doute à un morceau curieux Fragments of Fragments, une quasi-répétition incompréhensible de la première chanson de l’album, Fragments, petite-fille ingénue de l’inoubliable Baba O’Riley qui ouvrait Who’s Next. Malgré cette verrue (pardonnable néanmoins !), c’est le plaisir qui domine l’écoute d’Endless Wire, le plaisir et un certain bonheur d’entendre de nouvelles compositions de la part d’un groupe qui a incontestablement marqué l’Histoire de la musique. On objectera : « la nostalgie trompe sur la qualité réelle du disque » ; je crois justement que les Who ont relevé un défi fabuleux : refusant de jouer la partition facile de la « legend revival », le désormais duo nous gratifie d’un disque plein de fraîcheur et d’allant, et non d’une œuvre muséale tournée vers le passé. Bien sûr, ce n’est pas un album parfait, bien sûr il manquera toujours le contexte et la spontanéité de leurs créations de jeunesse… Mais Endless Wire mérite une place de choix dans leur discographie, quelque part entre A Quick One et Quadrophenia.


The Who, Endless Wire
Sorti le 31 octobre 2006
Label Republik
Proposé par : Strawberry
 
 
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