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La trahison
Critique de cinémaUn film pudique. C’est le mot qui je crois y sied le mieux. Rien n’est montré en « trop ». Chaque scène qui pourrait être choquante est masquée d’un voile de pudeur.

Car ce n’est pas la prétention du film, de choquer. Il montre avec calme une situation, il apprend. Par exemple, la scène de torture ou celle de combat aurait pu être traitée avec force violence, douleur. Il n’en est rien. Un alignement de corps est tout aussi parlant que le déchirement de la chair, un cris d’autant plus poignant qu’un flot de sang qui surgit des entrailles de l’homme.
Non la force de ce film est de montrer une situation, de la suivre. Et non pas le contraire, de faire suivre une situation au sens où c’est le film qui détermine la suite à venir, plutôt que la réalité. Un autre point fondamental de ce film est d’offrir un regard objectif, c’est à dire qu’il ne suggère ni bon ni méchant. Il reflète l’ambiguité de la situation Française en Algérie vers 1958. Chaque camps commet son pesant d’outrages, d’horreur. L’Armée Française tue au même titre que le FLN. Cet acte est-il légitime ? Répondre par l’affirmative ou la négative à la question serait mécontenter assurément l’un des deux camps. D’ailleurs elle s’est posée quarante ans durant, créant les tensions que l’on connaît.
Ce film est le regard d’un sous-lieutenant biffin. S’il avait été celui d’un para nul doute qu’il aurait autrement plus énergique et sanglant, acerbe. Les paroles sont rares, brèves, mais bornées au nécessaire. Les regards, les visages des personnages, tantôt tendus, tantôt exprimant le doute ou l’incompréhension sont plus que les mots. Ils sont la vie et l’Idée du personnage à la fois.
La « trahison » ? Elle n’en est pas une. Elle demeure le doute. Un doute permanent, assommant. Ce balancement entre la vie et la mort. Tromper son ami et supérieur ? Tromper ses compatriotes et mourir de regret, d’une vengeance ? Le film rend cette interrogation avec simplicité, et nul besoin n’est de plans et scènes inextricables.
En conclusion, c’est un film vrai, au sens large du terme. Au point de vue historique, il restitue admirablement la situation de l’Armée Française dans le « bled », contrainte par l’absurdité de faire à la fois la paix et la guerre. Par ailleurs au sens cinématographique du terme, il conserve des qualités d’expression et de langage par l’image et le son rares désormais. A cela on doit faire remarquer de nouveau sa simplicité et sa pudeur qui le rendent agréable à regarder malgré tout le tragique qu’il porte.

Proposé par : ludovic
 
 
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