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"OLIVER TWIST" (2005)
Critique de cinémaRoyaume-Uni / France / République Tchèque
Un film de ROMAN POLANSKI
2005 - Appréciation : * * * * (Très bien)



Résumé

Dans l’Angleterre Victorienne, un orphelin nommé Oliver Twist (Barney Clark) est recueilli par un orphelinat. Cumulant malchance et maladresse, le jeune garçon fait l’objet de nombreuses remontrances avant d’être finalement vendu à un croque-mort qui souhaite en faire son assistant. Oliver parvient à s’enfuire et gagne Londres après plusieurs jours de marche épuisante.
Affamé et blessé, il est recueilli par le vieux Fagin (Ben Kingsley), étrange protecteur d’une bande d’enfants voleurs des quartiers pauvres de la Capitale britannique. Alors qu’il tente de s’initier lui-aussi au larcin, il est arrêté par la police mais échappe à la condamnation. M. Brownlow (Edward Hardwicke), qui le croyait responsable du vol, se prend d’affection pour lui et l’héberge dans sa villa cossue des faubourgs londoniens. Fagin et son associé Bill (Jamie Foreman), un malfaiteur sans scrupule, craignant qu’Oliver ne les dénonce à la police, parviennent à l’enlever et songent à s’en débarrasser une bonne fois pour toutes…


Critique

Vingt ans après le succès remporté par l’adaptation de l’œuvre de Charles Dickens par David Lean, Roman Polanski propose sa propre relecture cinématographique de ce roman d’aventure partagé entre la candeur d’un regard enfantin et la menace asphyxiante des dangers venus de l'univers adulte.
Tout ce que nous aimons en Polanski, cinéaste et personnalité définitivement éclectique, se condense dans ce dernier film : la caricature parfaite des personnages (Le Bal des Vampires, Pirates…), le réalisme percutant de l’image et particulièrement des scènes de rues (Le Pianiste, Chinatown…) sans oublier l’humour propre au réalisateur, un humour puisé à la source de l’incongru, du ridicule et de l’improbable. Par le soin apporté au casting, aux maquillages, costumes et décors, Roman Polanski gagne un double-pari : alors qu’il ressuscite l’atmosphère d’un monde et d’une époque révolus, le cinéaste parvient à maquiller ses images d’une touche de merveilleux, de féerie et de cette beauté romanesque (sans jeu de mot trivial) caractéristique des contes et légendes habitant notre jeune âge.
Habile dans la direction de ses acteurs et servi par une photographie tout simplement magnifique dirigée par Pawel Edelman, Polanski signe ce qui semble être son plus grand film en terme de considération formelle. Il convient de l’admettre, le chef-d’œuvre ne serait pas loin, n’était la relative légèreté de l’histoire. Néanmoins, parce qu’il appuie consciemment sur les caricatures, parce qu’il use avec brio du physique des personnages pour révéler leur âme, Roman Polanski sublime le simple film pour jeune public et nous livre au final une œuvre mâture et intelligemment réalisée. Au festival de médiocrité visuelle que constitue la série des Harry Potter, Polanski répond par un classicisme dont il sait extraire toute la force esthétique. Avec Oliver Twist, il a séduit, sinon captivé un public des plus larges, et ainsi rajeuni un monument littéraire hors du commun.
Proposé par : Strawberry
 
 
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Re: Oliver Twist (Score: 1)
par Ludovic le 02 janvier 2006 à 17:28:52
(Profil Utilisateur | Envoyer un message)
C’est un conte. L’histoire s’y prête puisque sur le papier de Dickens elle est telle. Polanski s’applique à rendre ici cet aspect - mi-réaliste, mi-fantastique. L’accent est mis sur l’enfance ; la puérilité qui s’exprime à travers la naïveté, mais aussi la chétivité corporelle d’Oliver Twist. On sent le personnage animé par des ficelles de marionnettes. Il se laisse faire et semble incapable de distinguer le bon du méchant. Il est trop naïf même : le fait qu’il attende Bill, l’assassin alors qu’il l’enlève et qu’il est prêt à le sacrifier semble exagéré. L’histoire en elle-même n’a pas grand intérêt, sinon peut-être de présenter l’Angleterre sombre, violente des années 1830-1850, où tout semble larcin, douleur et froidure. Le spectateur débarque un peu à l’improviste dans la vie d’Oliver, sans comprendre pourquoi le bedeau le mène à l’orphelinat. Tout va vite et rien n’est bien clair sur le statut d’Oliver, ni même à propos de ses rapports avec son entourage, hypocrite et violent à son égard. Chaque personnage a un rôle très précis : le bon ( le moustachu ), le truand (Bill), l’hypocrite. Autour de ce triplet gravitent d’autres personnages, secondaire mais déterminants car évoluant radicalement au cours de l’histoire : Coquin qui de réconfortant compagnon devient un délateur, et Nancy qui de putain de bas étage devient une protectrice douce et martyr d’Oliver. Son rôle est important car il contraste avec les autres par la douceur de ses sentiments, mais aussi la violence qu’il inspire à Bill, qui quoique voilée dans le film demeure morbide. Quoi que ce soit un film d’enfant, je ne crois pas qu’il s’agisse d’un film pour enfant. On le voit d’ailleurs à la manière dont sont exécutés les prises de vue. Le début et la fin du film sont magnifiques : on passe de la gravure noir et blanc à la photographie couleur comme par métamorphose, le tout superposé sur un excellent traveling. Polanski, tout au long du film insiste sur le rôle des personnages en leur donnant un visage aux traits exacerbés et caractéristiques. Les contrastes de lumière sont aussi révélateurs du ton de chaque scène, par des alternances de sombre et de clarté. De plus, la caméra se place de façon à faire ressortir les plus révélateurs des traits des personnages ; par en-dessous s’il est vile, au même niveau s’il est bon. Un autre point : Polanski a tendance à commencer chaque scène par un plan général, une vue d’ensemble présentant les personnages et le décor. Un bon point cependant demeure la furtivité des scènes. Aucune d’elles ne dure au point d’insister lourdement sur un détail, au détriment des autres. Bien entendu, tout est exagéré , des visages aux vêtements, en passant par la météorologie (pluies diluviennes pour les vols ; soleil radieux pour les scènes de repos). En un mot, c’est filmé dont seul le point de vue compte, c’est à dire la qualité de la prise de vue, la de mettre en scène ; mais dont l’histoire reste minoritaire.


 
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