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Rencontre avec le groupe Longue Rivière
Interview musiqueAprès avoir assisté à l'un de leurs concerts en juillet dernier, Strawberry a questionné les membres du groupe Longue Rivière. Rencontre avec des jeunes musiciens talentueux et inspirés...



Q: Une formalité avant d'entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous chacun nous dire quelques mots pour vous présenter ?

R : Le groupe est constitué d’Olivier Guiton (basse), Aurélien Croissant (batterie, choeurs), Luc-André Charlemagne (Percussions), Jérôme Guiton (claviers, guitares, chœurs) et Sylvain Guiton (chant lead, guitares).

Q: Longue Rivière existe depuis 1996. Dans quelles circonstances vous êtes vous associés tous les cinq ?
R : La naissance du groupe a été progressive, comme souvent – Jérôme et Sylvain sont frères, et ont appris la musique ensemble. Luc-André et Sylvain se sont connus en faisant de l’animation, nous avons commencé à trois avec Jérôme puis Olivier, notre cousin, est arrivé. Luc-A a été le batteur de LR plusieurs années avant de passer aux percus avec Aurélien à la batterie.

Q: Parmi vos goûts communs en musique, l'on trouve bien évidemment le rock et la pop. Par quel(s) groupe(s) et/ou artiste(s) vous sentez-vous directement influencés ?
R : La liste est longue, bien sûr, et chaque mois amène son lot de découvertes et de nouvelles influences. Disons que dans les fondations de notre musique, il y aurait les 70’s – Beatles, Stones, Who, Neil Young, David Crosby, le rock sudiste… - et le blues bien sûr – avec un faible pour Junior Wells, Buddy Guy et les Allman Brothers ; et puis le reste de l’édifice serait construit avec Coldplay, Stereophonics, Starsailor, Ben Harper … Et en ce moment, Snow Patrol ou Haven, par exemple.
Mais nous chantons en français !

Q: Au début de votre carrière, vous avez fait vos preuves sur les scènes françaises avant d'entrer en studio pour enregistrer votre tout premier album, L'Homme de Pierre; c'était en 1999. Comment s'est amorcée cette transition ?
R : C’est grâce à Jean-Paul Pellegrinelli, notre ingénieur du son, co-producteur et ami, que tout a commencé : il a nous appelé après un concert et s’est battu pour que sa boîte, Mediamusic (Grenoble), nous signe et produise ce premier album.

Q : De quelle manière avez vous vécu ce tournant crucial dans l'histoire du groupe ?
Vous êtes-vous heurté à des difficultés particulières lors de vos premiers enregistrements ?
R : Dans notre cas, il s’agit davantage d’un démarrage que d’un tournant, car le studio nous a énormément appris et nous a poussé en avant. La première difficulté a été de découvrir les exigences du studio et le niveau élevé que cela exige. Tu te retrouves devant tes limites et c’est parfois difficile à accepter. Au début, nous comprenions mal que nos prises soient corrigées sur ordinateur : « on est si nuls que ça ? ». Mais c’est ça, le studio. D’ailleurs l’un d’entre nous a très mal vécu l’expérience et a quitté le groupe quelques mois après.
La deuxième difficulté a été la désillusion : nous attendions beaucoup de cet album, et avons été un peu déçus, à l’époque, par le peu de retombées après sa sortie. Sans promotion, sans soutien radio, comment pouvait-il en être autrement ?

Q : D'innombrables petits groupes pop/rock tentent aujourd'hui leur chance en France. Votre expérience vous a-t-elle permis de découvrir les ingrédients à rassembler afin de sortir du lot ?
R : En 10 ans, nous avons surtout appris la patience et la persévérance… Appris que la réalité pour un groupe de pop-rock lambda, ce sont de petites salles, l’anonymat, faire ses preuves à chaque concert, se battre pour tourner… Dans ces conditions, seuls les purs et durs résistent. Ce que nous savons, c’est que nous avons foi dans ce que nous faisons, et que nous sommes 100% sincères dans nos engagements.

Q : Une grande part de votre charme réside dans les textes particulièrement soignés de vos chansons. Qui est/sont le(s) songwriter(s) du groupe ? Ressentons une évolution dans les thèmes que vous avez abordés depuis vos débuts ?

R : Merci pour le compliment. Le fonctionnement chez nous est assez réglé… Les musiques naissent dans les têtes de Jérôme et Sylvain, et mûrissent en groupe. Les textes eux sont de Sylvain, sous contrôle du groupe. Notre univers a évolué, c’est sûr, parce que nous avons mûri (vieilli ?)… Nous sommes passés d’un monde de grands ados rêveurs (Homme de Pierre, le 1er album) a un discours plus incisif et engagé, a des thèmes plus « adultes » : la vie de couple, la paternité, les injustices sociales, la consommation à outrance…

Q : Certains de vos morceaux portent l'empreinte de votre croyance. La spiritualité peut-elle intervenir dans le processus créatif ?
R : Elle en est le moteur, la clé. La musique se fait avec le cœur ; si votre cœur est habité par une foi authentique, tout - façon de voir le monde, comportements, musique… - en sera imprégné.

Q: Vous maîtrisez la batterie et les percussions, la guitare acoustique, électrique, l'orgue et le piano. L'éventail est déjà large mais, cependant, vous sentez vous inspirés par les musique étrangères, traditionnelles ou folkloriques, et l'apprentissage des instruments typiques qui les accompagnent ?

R : Pas du tout ! Nos horizons personnels divergent parfois (Jérôme est un amateur de Grande Musique, Luc-André se régale de musique sud américaine…), mais c’est dans le son rock que nous nous reconnaissons – mais le rock c’est vaste ! Folk, blues, brit pop… Et puis pour des français c’est déjà une musique étrangère, non ?!

Q : Votre troisième disque, intitulé Shopping, pourrait mériter le qualificatif d'album concept ; vous y dénoncez les travers du monde actuel, le matérialisme, la violence et le laisser-aller culturel et social. N'est-ce pas un défi pour de jeunes musiciens que de choisir la chanson contestataire quand tant de groupes et artistes l'ont essayé avec plus ou moins de bonheur ?

R : Que nos textes soient contestataires, cela relève moins d’un choix que d’une évolution naturelle ; il ne s’agit pas d’une simple « pose », d’un calcul commercial ; par nos professions (éducateur, prof…), nos convictions politiques ou religieuses, nous sommes tous engagés concrètement pour essayer de changer les choses, autant que faire se peut, chacun avec ses petits moyens : engagement associatif, travail social ou éducatif, voyages à but humanitaire… Il est donc logique que nos textes partent dans ce sens.
La société française est fondée sur des injustices sociales tellement flagrantes, comment ne pas être révolté ?

Q : On parle très souvent de l'influence artistique dans nos sociétés. Qu'en est-il du réel pouvoir de la musique, selon vous, à l'heure d'internet et de la télévision ?

R : Le danger pour la musique aujourd’hui, comme pour le livre, c’est peut-être la surabondance de l’offre : trop d’albums, trop de groupes, un « artiste de l’année » par semaine… le pouvoir de la musique comme vecteur d’idées nouvelles, d’émotions vraies, se dilue là-dedans. La difficulté pour un auditeur est d’arriver à trier, à distinguer les vrais bijoux de la verroterie commerciale…

Q : Une petite question formelle... En 2004, vous avez rebaptisé votre groupe "LR", tout simplement. Quelles sont les raisons de ce changement ?
R : Entre autres, le côté pratique du sigle, plus facile à manier et qui atténue un peu la connotation « country » de notre nom !

Q : Sur quels projets travaillez-vous actuellement ? Tournée, nouvelles chansons ?

R : Notre objectif aujourd’hui est de tourner un maximum, et nous démarchons partout où c’est possible. Quand aux nouvelles chansons, nous en avons toujours 4 ou 5 en chantier, bien sûr, que la scène nous permettra de peaufiner jusqu’au prochain album.

Q: Enfin, pour les lecteurs que cette interview a intéressé, où peut-on se procurer vos trois albums et en écouter quelques extraits ?

Rendez-vous sur notre site, http://www.longueriviere.com
Vous pourrez en savoir plus, écouter de nombreux extraits et commander notre dernier album, Shopping.

Merci infiniment aux musiciens de Longue Rivière d'avoir accepté cet entretien.
Proposé par : Strawberry
 
 
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