Le Café des Amis
Identification ou Inscrivez-vous  ::  Accueil  ::  Votre compte  ::  Forums  ::  le
 
Au Menu
 Menu :

 Accueil

 Recommandez-nous

 Proposez un lien

 Proposez un Evénement du jour

 Soumettre un article

 Contactez-nous

 Chat au comptoir

Actualité :

 

 Cinéma

 

 Interviews

 

 Littérature

 

 Musique

 

 Galeries du Café

 

 Communauté :

 Archives par sujets

 Evénement(s)du jour

 Liens

 Sujets

 Quizz :

 

 Espace Membre (uniquement disponible pour les personnes inscrites) :

 Téléchargement

 Votre compte

 Messages privés

 Administration :

 Comptes Administrateur

 
 
Galeries
 
 
Paul McCartney - Chaos and Creation in the Backyard par Clive
Critique Musicalela critique du dernier McCartney pas le créateur de yellow-sub.net en exclusivité pour vous, un vrai cri d'amour pour cet album

Il y a quelques heures de cela, je recevais un mail d’un Yellow-Subien, me demandant pourquoi, depuis une dizaine de jours, j’étais relativement silencieux sur le forum, et que je n’intervenais qu’en pointillé. Dans ce message que je recevais, le Yellow-Subien évoquait le fait qu’éventuellement mon travail me bouffe du temps, ou peut-être une panne de moral.

Alors, je tenais à le rassurer : non, le travail ne me bouffe pas tout mon temps, et non les soucis ne sont pas plus présents que d’habitude… mais voilà, j’ai reçu, le 9 Septembre dernier la claque de ma vie…. Oui mes cher amis… non rien de grave, juste une étincelle qui a suffit à déclancher en moi une vraie passion, un incendie qui a dévasté mon cœur « artistique », et qui, n’ayons pas peur des mots m’a littéralement changer…

Cette étincelle… c’est la découverte de « Chaos and Creation in The Backyard », le nouvel album de Paul McCartney. Ayant découvert les Beatles tard sur l’âge, lors de mon adolescence, j’ai toujours vécu les sorties de disques comme un événement, plus ou moins important, et je n’ai vécu de façon « contemporaine » que les publications des albums « Off The Ground », « Paul Is Live », « Flaming Pie », « Run Devil Run », et « Driving Rain »… de bons albums certes, mais des albums qui bien souvent se sont abîmés plus à prendre la poussière, qu’à tourner sur ma chaîne hi-fi…. Oui…. J’ai aimé ces disques, mais je garde plus le souvenir d’eux en mémoire que dans mes oreilles….

Et soudain, le 9 Septembre, ce fut à l’audition de ce nouvel album de McCa comme une insufflation d’oxygène dans des poumons poussiéreux… Cela risque de faire grincer quelques dents, mais depuis que je connais McCartney de façon contemporaine, je n’ai vu que de lui des disques à la qualité décroissante (sans pour autant être médiocres !)… du bon, du bon… mais finalement rien d’inoubliable, et de ce fait, j’ai toujours adulé « Band On The Run », et « Ram », mettant ces deux disques sur un piédestal et les vénérant autant qu’un mourrant se mettant à croire en un dieu pour pas avoir peur de la Mort… Oui… j’ai adulé ces disques là… et dans ma tête, même si mon cœur ne l’acceptait pas, je me disais que Paul était en train de devenir un bon vieux pépère, qui nous jetterait en pâture, tous les 4 ou 5 ans un disque à la valeur discutable, qu’une bande d’érudits parfois pédant, adulerait de mauvaise foi, en refusant d’admettre que Paul perdait de sa fibre artistique…. Oui, honte peut être à moi mais c’est ce que j’ai bien souvent pensé… je l’ai pensé tout bas presque toujours, et parfois tout haut sur ce forum me faisant rappeler à l’ordre de façon plus ou moins agressive par ces érudits, capable de tout donner pour entendre un inédit de Paul…. Oui, j’ai pensé et subi cela… Mais je n’ai jamais critiqué le fait que Paul vieillisse et contrairement à un grand cru bordelais, ne vieillisse pas très bien…. Vieillir étant dans ma conception, une chose « naturelle »…

Et soudain, le 9 Septembre, en écoutant « Chaos and Creation in the Backyard », je me suis senti redevenir adolescent, et j’ai ressenti à la première écoute, la sensation qu’éprouve un jeunot quand il reçoit son premier baiser… oui vous savez, ce baiser doux et voluptueux échangé un soir d’été face au soleil couchant… ce baiser là qui vous donne un frisson dans le dos, et se traduit par une montée d’adrénaline qui vous empêche de dormir pendant plusieurs nuit… ce moment unique que l’on ne ressent qu’une fois dans la vie…. Une sensation telle, je ne l’ai vécu qu’une fois au plan sonore, avec la découverte d’Abbey Road des Beatles et ses somptueux medleys… et depuis, jamais je ne l’avais ressenti, et je doutais même, sans mentir, que je pourrais revivre cette exaltation artistique, avec de la musique…

Mais voilà… il y a eu ce récent jour du mois de Septembre où « Chaos and Creation in The Backyard » est tombé entre mes oreilles. De McCartney, je n’attendais plus rien… si ce n’est quelques « tunes » agréable à se caler entre les oreilles, en se disant : IL a été les Beatles (ça va faire grincer les dents des pro-Lennon)… et ce nouvel opus est arrivé.

Je ne me lancerais pas ici, dans le contexte de l’enregistrement de ce disque : on en a parlé, reparlé, et le dossier qui est présent sur yellow-sub.net en parle en long, en large et en travers, avec toutes les informations qu’il faut savoir, et les indiscrétions que nous n’aurions pas dû savoir… Non, je vais vous parler de mon sentiment par rapport à ce disque, et son inclusion dans la carrière de Paul.

Je me souviens tout d’abord, d’une certaine peur que j’ai eu, en apprenant dans la presse que ce nouvel album, Paul McCartney l’avait enregistré seul. Loin de moi l’envie de dénigrer « McCartney » ou « McCartney II », mais j’ai toujours trouvé que ces deux disques là, concoctés par Paul seul tournaient rapidement en rond, et que s’ils démontraient que Paul pouvait jouer de tous les instruments, il ne jouait pas de tous les instruments à merveille, donc mon appréhension fut énorme en apprenant que Paul remettait encore ses compétences multi-instrumentalistes au service de l’industrie musicale. Mais quelque part, et au fil des jours, cette appréhension s’est gommée en apprenant que Nigel Godrich serait le producteur de Paul. Cela m’a rassurait, car Nigel est quand même réputé pour toujours avoir su IMPOSER aux artistes qui ont fait appel à ses services, un trait de production bien marqué, et une autorité sans faille. Si je reproche parfois des choses à « Driving Rain » c’est justement le fait que cet album a vu sa production « trop standardisée », et qu’on sent que McCartney a plus utilisé son précédant producteur comme exécutant de ses volontés que comme vrai producteur. Alors je me suis dit : Godrich + McCartney : deux caractères très forts, donc ça passera ou ça cassera. Fort heureusement, c’est passé, et si on en croit le DVD présent avec « Chaos and Creation In The Backyard », Godrich a parfois su dire à Paul : « Non, cette chanson est indigne de figurer sur ce nouvel album »… rappelons en effet pour la petite histoire que certains musiciens de Paul McCartney (Rusty Anderson pour ne pas le mentionner) avait confié à la presse que Paul avait travaillé sur suffisamment de chansons pour sortir un double album. Je me souviens vaguement qu’à l’époque, lorsque nous avions mentionné dans les colonnes de yellow-sub.net l’éventualité de publication d’un double album par Paul McCartney, bien des fans se réjouissaient… bien des fans oui.. mais pas moi. En effet, je n’ai jamais oublié ce que rapportait le brave George Martin (LE cinquième Beatles) au sujet du « Double Blanc » : « On aurait pu faire mieux en n’en faisant qu’un seul disque avec que les meilleures chansons ». Godrich semble avoir retenu les conseils prodigué par le désormais vieux producteur sourd d’une oreille, et a su faire comprendre à Paul qu’il marquerait plus l’histoire de la musique avec un album simple de 13 prises puissantes, plutôt qu’avec un double album avec des sommets et des fossés énormes, ne nous faisant dès lors pas oublier que les journalistes et critiques Rock n’ont jamais laissé passer l’irrégularité. Donc la muse de l’inspiration a très bien œuvrée, et cet album est bel et bien sorti, en simple, avec 13 pistes, et c’est avec énormément de peur et d’impatience que j’ai procédé à la première écoute du disque… et là, ce fut comme une révélation.

Si il m’a fallu plusieurs écoutes en Novembre 2001 pour dompter « Driving Rain », cette fois, la première écoute de « Chaos and Creation in the Backyard » a été comme un éclair dans la nuit artistique dans laquelle Paul nous avait plongé depuis les deux chefs d’œuvres mentionnés plus haut (avec un crépuscule tout de même, du nom de « Flaming Pie »). Mais avec « Chaos and Creation in the Backyard », ce fut directement le coup de foudre. Dès la première piste, « Fine Line » (qui est d’ailleurs le premier single extrait de « Chaos and Creation in the Backyard », publié le 29 Août 2005), le ton est donné, et le charme opère. Si je devais établir une comparaison, ce serait sans doute comme quand une personne a un coup de foudre : une inconnue, un sourire, et soudain née l’envie de connaître plus cette inconnue… « Fine Line » a opéré sur moi de la même façon et j’ai été alors épris de deux envies simultanées : celle de repasser ce titre, comme on aime parfois à se remémorer en « vieux combattant » les beaux moments d’une vie, soit se comporter en téméraire, pour découvrir le reste du disque. La témérité, ou devrais-je dire le courage de risquer d’être déçu (ce titre n’aurait pu être qu’un feu de paille, et cacher des titres médiocres), l’a emporté, et la piste deux a résonné dans la pièce… suivie des onze autres pistes… et à chaque fois, j’allais de surprises en surprises… le meilleur, côtoyant allègrement l’excellent… avec finalement aucun point bas, ou titre sujet à critiques.

Non, je ne me livrerais pas ici à une critique « song by song » du disque, car je pense ne pas bénéficier d’assez de recul intellectuel et artistique pour le faire, mais ce disque est sans doute le disque qui m’a réconcilié avec Paul McCartney. Ce qu’il est bon de dire, est que certains « chroniqueurs » ont jugé bon d’établir des comparaisons entre ce nouvel opus du Sir Paul et son glorieux passé aux côté des Beatles, dénonçant sans le crier tout haut, une certaine volonté de plagiat de Paul, et peut-être son manque de « renouvellement ». C’est ainsi que sur bien des supports médiatiques, on a pu lire/entendre que le titre « Jenny Wren » (deuxième single anglais) était un semi-plagiat de « Blackbird » de l’album éponyme des Beatles. Alors pourrait s’ouvrir un grand débat, dont la question serait « Paul manque-t-il à ce point de créativité pour aller repomper des recettes vieilles de 40 ans ? »… mais l’ex-bassiste des Beatles balaye d’un revers de main ces allégations, coupe en plein cœur le débat, et confie dans une interview publiée par le journal Belge « Télémonstic » : « Pourquoi serais-je le seul à ne pas avoir le droit de plagier les Beatles ? ». Dès lors, tout est dit, et il n’y a plus place au débat : « Boy, you're going to carry that weight » chantait les Beatles en 1969, sur « Abbey road »… Paul continue à être le légataire universel des Beatles, et à en porter l’héritage, négatif (ces étiquettes collées trop hâtivement sur lui, comme celle de plagieur) mais aussi les positives (ce sens de la mélodie « Beatlesienne », parfois égalé, jamais dépassé)

Comme je le spécifie plus haut dans ce billet d’humeur, Paul McCartney m’a parfois déçu à chanter du rock comme un jeunot qu’il n’est plus, avec une voix parfois « déraillante », et mal placée…. On se souviendra notamment du « Helter Skelter » interprété au « Live 8 » pour lequel Paul a commencé en version « Double Blanc » pour terminer (habilement) dans une version quasi-blues (style « Anthology 3 »), parce que la voix d’un sexagénaire n’est plus celle d’un post-ado… rien ne m’agace plus que justement ces « vieux » qui veulent à tout prix se faire passer pour des jeunes, oubliant dès lors que vieillir a aussi son charme certain, pour ne pas dire un certain charme. On se souviendra aussi de « Run Devil Run » qui bien qu’album agréable, n’était peut-être pas tout à fait en adéquation avec le registre vocal de Paul… on se souviendra aussi, par exemple de « Rinse the Raidrops », avant dernier titre de « Driving Rain » dans lequel Paul poussait tellement sa voix, que ça en devenait parfois ridicule… Alors ma crainte avec « Chaos and Creation in The Backyard » était sans doute de voir Paul McCartney, se livrer, une fois de plus (et de trop) à ce genre d’excès, en essayant de faire du rock à tout prix… Paul en rocker oui… mais ce temps là est passé… et à ma grande surprise, Paul ne se jette pas dans ce piège dans lequel il aurait pu tomber… c’est ainsi qu’à l’écoute de « Chaos and Creation in The Backyard », j’ai eu le plaisir de n’entendre aucun titre « rock » où Paul pousse abusivement sa voix. Mieux que ça, en écoutant ce « Grand Cru 2005 », je me suis rendu compte que Paul avait enregistré des chansons sans artifice, et qu’il peut aisément reproduire sur scène. D’ailleurs il ne s’est pas gêné de le faire lors d’une émission pour la BBC2, « Sold On Song », en interprétant une grande majorité des titres de cet opus, en live, devant un parterre de stars triées sur le volet.

Dans cette petite analyse de mes sensations quant à ce nouvel album, je pense qu’il est bon de parler du son et de l’assemblage du disque, et là c’est pour moi une évidence : JAMAIS un album de McCartney, travaillé seul n'a réussi à atteindre ce niveau... Par exemple, et ce n'est qu'une impression personnelle, quand j'écoute "McCartney", ou "McCartney II", je ressens au niveau son, une volonté de sonner comme si Paul avait voulu faire sonner la musique comme celle d'un groupe....

Or là, avec « Chaos and Creation in The Backyard », on a vraiment l'impression que Paul s'est détaché de cette volonté... et l'ensemble ne sonne pas comme un groupe.... quand j'écoute « Chaos and Creation in The Backyard », j'ai l'impression d'entendre une superposition quasi-scientifique (et artistique) des instruments.... Un peu comme si Paul avait enregistré sa piste de voix avec un instrument, et ajouté, chaque fois qu'il écoutait cette piste un instrument.... ça ne sonne pas/plus comme un groupe, mais comme le travail d'un musicien.... qui n'a rien à prouvé, si ce n'est se faire plaisir et faire plaisir à ces fans.....

A l’annonce de la sortie de ce disque, et comme pour « Driving Rain », bien des rumeurs sont nées, voulant que ce disque pourrait être le dernier du Sir McCartney… alors, bien des jérémiades sont montées des hordes de fans, n’acceptant pas que les bonnes choses puissent avoir une fin et que Paul puisse un jour dire : « Désolé mes amis, mais ma vie est avec Heather, Beatrice, et ma famille : je n’ai plus rien à vous donner ! ». Personnellement, étant « ancien musicien » et ayant moi aussi plaqué la musique pour « vivre ma vie », et en imaginant que « Chaos and Creation in The Backyard » soit le « dernier » McCartney, je n’aurais qu’une phrase à dire « Merci Sir Paul ». Si la carrière des Beatles s’est achevée avec l’enregistrement du « chef d’œuvre » « Abbey Road », je pense en mon for intérieur, que « Chaos and Creation in the Backyard » serait l’album idéal pour mettre un point final à 35 années de carrière en solo, et 10 en groupe. Cet album sonne juste… il respire la sentimentalité, la vie… Loin de moi l’idée de me lancer dans des paris sur le futurs, car je n’ai pas les talents de medium, mais ce disque, je le pense très fort, marquera la carrière de Paul. En effet, si le disque caracole dans les charts mondiaux (à l’exception de la Grande Bretagne où il a atteint une très laborieuse sixième place le jour de sa publication), il y a à l’intérieur de la « vie », pas d’artificialité, pas d’hypocrisie, pas de « toc »… non, c’est du sentiment à l’état pur, de la liqueur de vie que l’on sirote doucement de peur de la finir trop vite… Ecoutez ce disque d’un peu plus de 45 minutes, et vous vous rendrez compte par vous-même qu’une vraie magie (sorcellerie ) s’opère à son écoute : l’espace temps semble se tordre : tantôt s’accélérer, tantôt ralentir, et les 45 minutes passent en un trait, laissant l’envie de ré-écouter le disque, et de fredonner les titres présents, même si vous n’en connaissez pas les paroles…

Ce disque, j’en rêvais, sans oser, l’avouer. Je n’ai qu’une envie : adresser un grand merci à Paul pour cet « Abbey Road McCartneyien »… et je suppose qu’assis sur leur coin de nuage, John et George ne peuvent qu’apprécier ce retour automnal et attendu de l’ex-Beatles, qui a d’ailleurs repris la route, portant sur scène certains des titres de « Chaos and Creation in the Backyard », avec sans doute bien plus de conviction que la poignée de titres issus de « Driving Rain » qu’il avait essayé d’interpréter sur scène en 2002 avec faible conviction. Clive Webmaster de yellow-sub.net
Proposé par : clive
 
 
Liens connexes
· Plus à propos de Critique Musicale
· Nouvelles transmises par Administrateur


L'article le plus lu à propos de Critique Musicale:
The Who - ''Endless Wire''

 
 
Article Rating
Average Score: 0
Votes: 0

Please take a second and vote for this article:

Excellent
Very Good
Good
Regular
Bad

 
 
Options

 Format imprimable Format imprimable

 
 
Sujet(s) associé(s) à l'article

Critique Musicale
 

:: noteBored phpbb2 style by boo :: PHP-Nuke theme by www.nukemods.com ::



PHP-Nuke Copyright © 2004 by Francisco Burzi.
Logiciel gratuit que vous distribuer librement en respectant la licence GPL.
PHP-Nuke et distribué sans aucune garantie, pour plus de détails veuillez consulter la licence. phpnuke-europe pour la France

Les commentaires quand à eux, sont sous la responsabilité de ceux qui les écrivent. Tout le reste © 2000 by Café Des Amis.
page générée en 0.20 S