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Quoi de neuf docteur?
NouvelleUne nouvelle de phil en direct de sa plage de vacances

- Dites moi docteur, et ces résultats ?
- Et bien, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle !
- Ah bon ? C’est quoi la bonne nouvelle ?
- Et bien, la bonne nouvelle, c’est qu’il vous reste 24 heures à vivre !
- Quoi ? Vous appelez ça une bonne nouvelle ? Ben vous alors ! Et c’est quoi la mauvaise nouvelle ?
- Et bien la mauvaise nouvelle… c’est que j’ai oublié de vous le dire hier !
- Merde alors !… Dites moi docteur, comme je suis aux portes de la mort, j’ai quoi exactement ? Vous pouvez me parler franchement vous savez, je ne vous intenterais pas un procès. Je n’irai de toute façon pas.
- Je dois vous parler franchement et être clair ? Mais vous me prenez au dépourvu, c’est que je n’en ai pas l’habitude et…
- C’est quoi le nom de ma maladie ?
- Et bien…pour être franc…vous avez une dyslepsie pysilaquiale du mésacarpe nécrophage.
- Houlà ! Ca doit coûter cher une maladie aussi longue !
- Evidemment monsieur Bidoux ! Comme c’est une maladie qu’on meurt dans les 24 heures, nous sommes obligés de facturer un maximum.
- Mais c’est dégeulasse docteur !
- Ecoutez, vous m’avez demandé d’être franc, alors je suis franc !
- Juste ! Mais comprenez ma surprise : je ne savais pas qu’une maladie était plus cher si elle devait s’écrire beaucoup.
- Vous savez, l’encre, ça coûte cher. Vous n’avez pas idée. En plus, demain, je devrais remplir votre document pour le droit d’inhumation. Sans compter votre acte de décès. Si vous croyez que c’est facile je vous cède ma place sans hésitations.
- Docteur, excusez-moi de vous déranger.
- Vous savez, j’ai l’habitude.
- Moi non. Je débute dans l’agonie. Alors je suis peut-être un peu gauche et je m’en désole.
- Ne vous inquiétez pas monsieur Bidoux, tout ira bien.
- Et c’est purulent ?
- Oui. C’est un peu plus cher mais c’est le top. Comme on vous avait retrouvé dans le coma j’ai dû choisir pour vous.
- C’est sympathique mais je me demande si c’est bien utile toutes ces options.
- Si vous n’avez pas au moins une option vous risquez de mourir de ridicule face aux autres. Mais vous pouvez en changer, il n’est pas encore trop tard.
- C’est que je ne vois pas très bien où je vais. Et j’ai tellement envie d’anti-débrouillard…
- Pas de problème ; je vais voir ce que je peux faire.
- Mais si je comprends bien, « toux » coûte moins cher que « grippe » ?
- Exactement !
- Et bien alors, avec « cancer du poumon » vous devez cartonner un max !
- Effectivement ! C’est 10% de mon chiffre d’affaire. D’ailleurs, c’est grâce aux « cancer du poumon » que je puis m’acheter les Havanes qui sont là, devant vous. Excusez moi, je suis grossier, vous en voulez un ?
- Non merci. C’est nocif à la santé.
- Vous savez, monsieur Bidoux, dans votre situation…
- Remarquez, j’ai un ami que ça fait six ans qu’il a un cancer du colon. Et mon ami, c’est un difficile. S'il n’est pas content et bien il en change. Et bien non, ça fait six ans qu’il le garde ; c’est bien la preuve qu’il en est content.
- Et il est quoi votre ami ?
- Il est directeur.
- Ah ! Et bien normalement il devrait le garder encore trois ou quatre ans. Sans problème. Après, bon, il va devenir comme vous : récalcitrant.
- Mais je crois à la vie, moi, docteur. Même si je ne gagne que cinq minutes et bien c’est cinq minutes. J’ai toujours essayé de gagner ma vie.
- Ca tombe bien. Au moins, vous, vous savez rester de marbre. Parce que cinq minutes, théoriquement, c’est ce qu’il vous reste. Vous voulez une bière ?
- Il n’empêche, docteur, si un jour un pauvre a un « cancer du duodénum incarné », et bien, il est obligé de faire un emprunt à la banque.
- Pas du tout. En général, sauf exception, un pauvre ça meurt avant d’atteindre les maladies longues.
- Je comprends docteur. Un pauvre, ça meurt jeune.
- Bien sûr ! Les pauvres, ils ne peuvent que se permettre « pou ». « Famine », à la limite, s'ils sont subsidiés. Déjà, « toux », c’est trop cher quand ce n’est pas remboursé. Alors ils ne viennent pas me voir. Alors pensez, « arthrose » ou « purulence », c’est trop pour eux.
- J’agonise.
- Vous ne devriez pas. C’est sept lettres. Ca va facturer lourd.
- Je vis.
- C’est mieux. Sauf pour moi, ça ne me rapporte rien.
- Je dois faire quoi alors ?
- Mourir.
- Mais ça fait six lettres.
- Désolé, mais je n’ai pas plus court. « Trépasser » ou « décéder » sont plus longs. Voyez, je fais l’effort de choisir le plus court pour que ça vous coûte le moins possible.
- Vous êtes d’une grande bonté docteur.
- Les gens ne s’en rendent pas toujours compte monsieur Bidoux, on me pense vénal.
- Et que va penser mon chef si je meurs avec une plus grande maladie que lui ?
- Ne vous inquiétez pas pour votre chef : nous lui inventerons des superlatifs spéciaux et de la syntaxe ombrageuse qui seront à la mesure de ses moyens le jour ou nous lui dénicherons une maladie très chère.
- Une maladie à la hauteur de ses moyens vous voulez dire, docteur.
- Mais je ne sais plus rien vous cacher monsieur Bidoux ! Il serait temps que je vous débranche, je vous sens un tantinet colporteur…niakniakniak !
- Je ne parlerais pas ! Je vous en supplie ! Laissez moi branché !
- Hors de question monsieur Bidoux ! Il n’y a que les personnes riches ou importantes que l’on ne débranche pas ! Niakniakniak !
- Les personnes riches et importantes, vous les débranchez quand alors ?
- Tout dépend du planning de la famille. Par exemple, si le planning de la famille d’un roi ou d’un président est surchargé sauf le samedi, et bien nous débranchons le lundi pour que l’enterrement soit le samedi. En tout cas, on les débranche quand on a empoché un maximum !
- Mais c’est…
- Je sais. Mais maintenant vous êtes mort monsieur Bidoux. Et je fais ce que je veux de vous. Je vais vous découper en rondelles. Et regarder dedans si il n’y a pas de messages secrets. Niarkniarkniark !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!........
Proposé par : phil
 
 
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