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Arabella au Théâtre du Châtelet
spéctacleCompte-rendu de la représentation d’Arabella le 22 mai au théâtre du Châtelet, dans une mise en scène de Peter Mussbach.
Arabella : Karita Mattila
Zdenka : Barbara Bonney
Mandryka : Thomas Hampson
Waldner : Andrew Greenan
Adelaide : Rosalind Plowright
Matteo : Stephan Rügamer
Elemer : Will Hartmann
Dominik : Robin Adams
Lamoral : Nicolas Courjal
Mili : Chantal Perraud


Arabella est une œuvre peu connue de Richard Strauss, dont on retient plutôt Salomé et Electre ou Le Chevalier à la rose.
Cet opéra raconte l'histoire d'une famille ruinée dans la Vienne de 1860 et le destin de sa fille aînée, Arabella. Celle-ci hésite entre plusieurs prétendants incolores et est pressée de choisir par ses parents, qui sont criblés de dettes et espèrent une dot providentielle. Mais Arabella, sous ses dehors froids de femme coquette, attend celui qu'elle aimera de tout son être !
Pendant ce temps, sa sœur Zdenka, que l'on déguise en homme pour éviter de subvenir aux besoins de deux filles à marier, se désespère. Elle est amoureuse de Matteo, un jeune officier, soupirant éconduit d'Arabella. Zdenka lui remet des lettres d'amour qu'elle écrit elle-même et signe du nom de sa sœur.

Le chef Christoph von Dohnanyi étant tombé malade, il fut remplacé par Günther Neuhold. Nous n’eûmes pas à souffrir de ce remplacement, puisque tout le spectacle était parfaitement en place et que les tempi, quelque peu hésitants lors des répétitions scène-orchestre, étaient fort bien cadrés. J’ai trouvé remarquable le travail sur les nuances, très important chez Strauss, qui ne fut pas avare de conseils à ce sujet notamment pour faciliter la bonne compréhension du texte de ses opéras. Du coup, le crescendo du finale fut un moment inoubliable au cours duquel des frissons me parcoururent l’échine !
Le décor superbe de Mussbach, comparable à l’intérieur d’un grand magasin, charmait l’œil mais rappelait aussi la cupidité et la corruption de cette famille viennoise vendant presque sa fille à un étranger.
Quant aux interprètes, il faut saluer leur excellence en tous points, que ce soit au niveau du chant que du jeu. La reine de la soirée était bien évidemment Karita Mattila (Arabella) dont la maturité vocale est impressionnante. Une voix chaleureuse et veloutée, alliée à une diction très précise, qui en fait une héroïne straussienne de premier plan. Merveilleusement secondée par Barbara Bonney (Zdenka), elle nous offrit un « Aber der Richtige » prodigieux de justesse et d’émotion.
Thomas Hampson composa un Mandryka tout à fait dans l’esprit du livret : grand, robuste, son duo avec Waldner (Andrew Greenan) me parut très drôle. Son mélange de fougue et de passion enflamma littéralement la scène finale.
Soulignons encore la belle performance de Stephan Rügamer qui campait un Matteo convaincant et, dans un rôle de second plan, Will Hartmann en Elemer, qui ressortait nettement parmi les comtes courtisant Arabella.
Une excellente distribution, donc, rôdée certes puisqu’il ne s’agit pas d’une nouvelle production, mais qui sut redonner vie et fraîcheur au texte d’Hofmannsthal et aux notes de Strauss. Je ne puis que me réjouir de la redécouverte d’œuvres moins connues de ce compositeur, qui a écrit quelques unes des plus belles pages consacrées à la voix féminine qui existent.


J'ai pu poser quelques questions à une Barbara Bonney épuisée mais visiblement heureuse à l’issue de la représentation :

Zelda – Y a-t-il d’autres rôles straussiens que vous aimeriez interpréter ?
Barbara Bonney – J’ai déjà incarné Sophie du Chevalier à la rose à 250 reprises, et ce dans le monde entier ! C’était mon rôle préféré, mais maintenant je crois que c’est Zdenka !
Z – Etait-il difficile de s’adapter au nouveau chef d’orchestre ?
B – Oui, je dois l’avouer ; nous avions déjà acquis beaucoup d’automatismes avec Dohnanyi, qu’il a parfois fallu abandonner, et ce en très peu de temps, car nous n’avons pas eu beaucoup de répétitions avec le nouveau chef.
Z – Le travail de diction vous demande-t-il beaucoup d’efforts ?
B – Je parle allemand, donc je n’ai pas de problèmes de prononciation. Quant à la diction, c’est un travail de longue haleine, c’est quelque chose que j’ai acquis au cours de ma carrière.
Z – A quel âge avez-vous commencé à chanter ?
B – A six ans ! Mais j’ai eu mon premier rôle à 22 ans. [Anna, dans Les Joyeuses Commères de Windsor, ndlr].
Z – Eh bien bravo, et merci encore pour ce très beau moment.
Proposé par : zelda
 
 
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