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Leonard Cohen : DEAR HEATHER : Comme un non-évenement
Critique MusicaleLes 25 et 26 Octobre 2004 sort un nouvel album de Leonard Cohen, intitulé "Dear Heather"; cet opus surprenant sera sans doute le point final de la carrière musicale du Maître...

En 1967, un jeune écrivain juif de Montréal enregistre pour la firme CBS un petit album quasi-acoustique, comme une pierre jetée sur la vague du psychédélisme qui submerge alors l’horizon musical. Ce disque, sobrement intitulé « Songs of Leonard Cohen », entre dans la légende et devient à n’en point douter un chef-d’œuvre majeur de cette seconde moitié du XXe siècle… Le personnage séduit : ses vers, sibyllins et ésotériques, emprunts d’une passion à la fois douce et violence s’accommodent fort bien d’une musique subtile, de ces mélodies traînantes et mélancoliques dont leur auteur a le secret. Lenard Cohen est devenu une star à sa façon : s’il apparaît volontiers effacé et discret, loin des scandales d’un show-business dont il n’a jamais réellement fait partie (comme il l’écrivit en 1988 dans « Tower Of Song »), il ne cache pas ses nombreuses liaisons, notamment avec Janis Joplin et sa vie totalement erratique. Orgiaque ou pieux, dans le luxe ou le dénuement, Leonard Cohen mène une vie empiriste qui semble cependant converger invariablement vers le Mont Baldy, ce monastère bouddhiste qu’il fréquente depuis des années maintenant…
Le moine Jikan (« le silencieux ») n’en oublie pas pour autant la mission qui l’habite sur cette planète : l’écriture. À l’image de son existence, sa carrière musicale a connu des hauts et des bas. En 1977, l’album « Death of a Ladies’s man » qu’il enregistre avec Phil Spector déroute, choque, déçoit ou amuse, c’est selon. D’autres réalisations, pleines de bonnes surprises et de chansons solides et magnifiques ne connaîtront pas le succès escompté : « Recent Songs », « Various Positions »… Au cours des années 90’, Cohen s’isole, médite, prie. Après dix années de silence, son album « Ten New Songs » est un succès public et critique : sa voix, devenu grave et profonde au fil des décennies envoûte nostalgiques comme auditeurs plus jeunes… Notre homme, de son propre aveu, est un perfectionniste, un compositeur auquel des mois, voire des années sont nécessaires pour peaufiner un texte… L’annonce de la sortie en Octobre 2004 de son nouvel album « Dear Heather » a donc de quoi étonner.
La première écoute est surprenante, pour ne pas dire agaçante. Non, cet opus ne ressemble à aucun autre album du Maître. Et pourtant, il n’est pas impossible de reconnaître dans les premières couplets de « Go No-More a roving », titre d’ouverture, quelques airs de « Ten New Songs », tandis que la guimbarde de « One that Day » et les violons de « The Faith » évoquent respectivement les arrangements de « Songs from a room » et « Recent songs ». Quant à la dernière piste, « Tennessee Waltz » il s’agit ni plus ni moins que d’un enregistrement en public datant de 1985 : curieux… En vérité, « Dear Heather » sent l’adieu. Les multiples remerciements et hommages qui ponctuent le livret frappent comme autant de notes testamentaires. Tacitement mais sûrement, Cohen s’en va, probablement pour se consacrer à d’autres activités littéraires. Sa voix fatiguée, qui récite volontiers plutôt qu'elle ne chante, cède la place aux timbres frais des deux charmantes choristes Anjani Thomas et Sharon Robinson. Mais la magie opère : quand, sur « Morning Glory » ou « Undertow », la voix de Leonard ne consiste qu’en une apparition spectrale, nul besoin de l’entendre d’avantage s’exprimer tant on le devine dans chaque note, chaque mot.
Qu’en est-il réellement de la qualité de l’album ? Autant l’avouer, « Dear Heather » ressemble plus à un supplément pour fans qu’à un véritable indispensable… Malgré la présence de chansons magnifiques comme « Nightingale », « Undertow » et « The Faith », ainsi qu’un hommage convenu mais réussi aux victimes du 11 Septembre dans « On that Day », cela n’excuse nullement la grande faiblesse du titre éponyme et de « Morning Glory ».
Sans doute que l’on écoutera avec plaisir, une dernière fois, un disque de Cohen ; l’Histoire, elle, risque bien de l’enfouir dans ses oubliettes. Sans aucun attrait commercial, « Dear Heather », est certainement un non-évènement. Et pourtant, qu’il est triste de songer que l’on n’entendra certainement plus jamais un nouvel album de Leonard Cohen…
Proposé par : Strawberry
 
 
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