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BARBARA Biographie
Biographie Musicale

Monique SERF, dite Barbara, est née le 9 Juin 1930 à Paris, d'une famille juive. Après une enfance perturbée par la guerre, et de maints déménagements, elle revient à Paris avec pour seule ambition de chanter.



Dès 1946, elle se présente à de nombreuses auditions, reprenant les succès de Piaf, et tente de pénétrer l'univers du cabaret, mais en vain. Elle décide alors de partir pour Bruxelles, où le cabaret « Le Vent vert » lui donne enfin sa chance, et lui permet d'élargir son répertoire à ceux de Mireille et de Ferré. Mais Barbara a une présence très maladroite sur scène et on lui suggère de perfectionner son doigté et de s'abriter derrière un piano. Elle reprend donc des cours, inaugure la cabaret « Le cheval blanc », enrichit son répertoire, et se met au piano.

Son expérience en Belgique lui permet d'être prise à « L'écluse » à Paris en 1954, où elle fait salle comble, et de sortir son premier 78 tours, où figure « Mon pote le gitan ».

Denise Glaser la présente au public français dans l'émission « Discorama » en 1959, puis c'est l'enchaînement: en 1960, elle sort « Barbara chante Brassens », puis en 1961 « Barbara chante Brel ». C'est seulement en 1963 qu'elle enregistre ses propres textes, et qu'elle les présente au théâtre des Capucines: elle y conquiert le public en chantant « Nantes », récit de la mort de son père. En 1964 paraît enfin « Barbara chante Barbara, et cela marque le début de sa carrière d'auteur compositeur interprète. Enchaînant les différentes salles de Paris et de province, la dame en noir émeut le public de Bobino en 1966 avec « Ma plus belle histoire d'amour ». Deux ans plus tard, Moustaki lui consacre « La longue dame brune », et vient la rejoindre sur les scènes de l'Olympia et de province pour interprèter ce duo avec elle.

En 1969, il lui semble être arrivée au sommet de sa carrière, et elle annonce qu'elle arrête définitivement les tours de chant; toutefois, elle n'est pas longue à changer d'avis et se lance en 1970 dans la brève aventure d'un spectacle musical en deux actes, « Madame », narrant la vie d'une tenancière de bordel attristée de la fermeture des maisons closes. L'accueil du public n'est guère chaleureux, et la pièce dura 30 jours.

L'année d'après, elle s'essaye au cinéma aux côtés de Brel dans Franz , film dont l'ambition était de contrecarrer le cliché des sempiternelles histoires d'amour entre deux jeunes gens magnifiques, et de raconter l'histoire d'amour médiocre entre un homme et une femme aux physiques médiocres, à l'intelligence limitée, et qui ne sont pas à la hauteur de leurs rêves. Le succès de Franz est assez mitigé, et Barbara ne se veut plus actrice, mais elle compose quelques bandes originales de films (La fiancée du pirate, Aussi loin que l'amour, Eglantine, La femme rompue).

Les années 70 ne sont pas très « scène », mais elle est presque omniprésente sur les ondes, avec les succès de « Drouot », « L'aigle noir » et « Marienbad ». Si elle se produit sur la scène de l'Olympia en 1978, elle est en quête d'un lieu plus humble pour chanter, et c'est là qu'elle découvre le chapiteau de Pantin; elle n'y est pas applaudie, mais écoutée debout sur quatre chansons.

Le début des années 1980 est synonyme d'un vide dans sa carrière, puis qu'elle devient sujette à des pertes de voix. Elle profite de cette période dans sa maison de Précy pour se lier d'amitié avec Gérard Depardieu, et ils élaborent ensemble le projet de « Lily Passion », histoire d'une chanteuse et d'un assassin, David, amoureux d'elle qui tue chaque soir où elle entame un tour de chant. Avec la collaboration de Luc Plamondon pour le livret, le spectacle voit le jour à Pantin en Janvier 1986 et se poursuit au Zénith, puis en province, où il ne rencontre pas le succès remporté à Paris.

A partir de 1987, elle connait un immense succès au Chatelet, puis chante dans les maisons d'arrêt, les hôpitaux, soutient l'association Act'up en lui reversant ses droits d'auteur pour le titre « Sid'amour à mort », et en faisant placer des paniers de préservatifs à la sortie de ses spectacles, à disposition de son public.

Elle interrompt cette fois définitivement la scène en 1994, pour des raisons de santé, mais offre un dernier album en décembre 1996, écrit avec la collaboration de Jean-Louis Aubert, Didier Lockwood, ou encore Eddy Louiss.Elle était en train d'écrire son autobiographie lorsqu'elle s'est éteinte victime d'un malaise le 24 Novembre 1997.




Barbara déclarait qu'elle était simplement « une femme qui chante », et elle ne voyait pas le nécessité d'être médiatisée à outrance pour faire ce qu'elle avait toujoursz voulu faire. Ses spectacles restent quasiment le seul témoignage de sa carrière. Elle restera un personnage énigmatique, une femme en noir vagabondant de son piano à son rocking-chair, poursuivie par un cercle de lumière. Elle mit son talent d'auteur au service de la tolérance (« les enfants, ce sont les mêmes, à Paris ou à Göttingen »). Empreinte d'une mélancolie à laquelle elle doit nombre de ses succès – Attendez que ma joie revienne; Dis quand reviendras-tu?; La petite cantate – elle a néanmoins posé un regard mêlé de désillusion et d'ironie sur « la comédie humaine », abordant avec mordant l'hypocrisie dans Y'aura du monde ou Madame, jetant un regard quelquefois amusé sur les grandss serments amoureux avec Joyeux Noël ou A chaque fois, ou encore en déclinant la détresse que chacun a quelque part en lui, avec Le soleil noir ou La solitude. Mais Barbara est aussi pleine de chansons d'espoir, que je conseille à tout le monde d'aller découvrir: Le mal de vivre, Regarde, Le jour se lève encore, ou même L'aigle noir.

L'écriture de Barbara recèle un éventail d'émotions, à mon avis rarement exprimées avec autant de franchise et de simplicité par les autres femmes exerçant ce métier. Et Barbara n'est-elle pas la première à démontrer qu'une femme était capable d'écrire, de composer, d'interprèter et de se produire sur scène? Alors à toi, la dame en noir, chapeau bas!

Proposé par : Aindienne
 
 
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