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Peter Gunn Theme
Critique MusicaleInterview de PETER GUNN THEME réalisée par Snakeloup, en excusivité pour le Café des Amis

PETER GUNN THEME, écrit en 1980 par une paire d'allumés phénoménaux, the Blues Brothers, pour ne pas les citer, ce morceaux se révèle vite un "must" musical. Composé d'une base de quatre notes scandées par une basse au son bien sec et d'un "sample" de batterie simple, le morceau n'est pas à proprement parler une prouesse technique.
Mais pourtant, quand sur cette base vient se greffer un saxophone qui entame une mélodie endiablée, le morceau amorce alors son ascension, laquelle culmine avec un choeur de cuivres après la trompette bouchée.
Ce soir nous recevons dans "Muses y causent", ce morceaux devenu culte.

Snakeloup : "Alors tout d'abord PETER GUNN THEME bonsoir, est-ce que vous m'autorisez à vous appeler "Peter"?

Peter Gunn Theme : "Bonsoir! Pas de problèmes, du moment que vous m'autorisez le tutoiement"

S. : "D'accords. Ma première question est : qu'as-tu ressenti la première fois que tu as été joué sur scène, ça t'as fait quel effet la "première"?"

PTG. "Oulhà... je me suis senti... exalté, c'était jouissif. Mes pères (James Belushi et Dan Arkoyd) ont mis environ trois ans pour me concocter. Ils répétaient dans une cave. T'imagines l'accoustique (rires) mais quand il m'ont joué et fait joué, merci à Donald au passage (Donald Dunn, bassiste exilé des MG's, nda) la première fois. C'était dans un show télévisé, heu.. Saturday Light Live si je me rappelle bien, enfin, j'avais un trac monstre. Les caméras, les techniciens, l'athmosphère générale du studio... vraiment géniale comme expérience. Et rien à voir dans l'accoustique, je crois que je n'ai jamais mieux été joué, à part dans le studio d'enregistrement de Menphis, mais c'est une autre histoire. En tout cas, pour cette fois là, pour ma "première", comme tu dis, je me suis réellement senti vivant. Je suis réellement né ce soir là."

S. : "Ok, tu parles de tes pères, James Belushi, frangin de John, l'acteur, et Dan Arkoyd. Que garde-tu comme souvenir?"

PTG. : "Hum! Beaucoup de chaleur, pas mal de coups de gueules, ils avaient pas un caractère facile, ni l'un ni l'autre, mais c'étaient les meilleurs amis du monde, et énormément d'humour. Ils étaient très "fort-en-gueule" mais adoraient se la fendre (la gueule) et surtout ils partageaient les mêmes classiques comme "Tex Avery, M. Magoo, les looneys toons, Mad magasine" et j'en passe, c'est ce qui a contribué, je crois, à les rapprocher."

S. : "Nostalgique?"

PTG. : "Non, je regrette simplement que James soit mort d'overdose en 1982, je n'aurais plus de petits frères et soeurs, même si j'en ai déjà pas mal."

S. : "A propos de tes frangins et frangines, le(la)quelle tu préferes?"

PTG. : "Heu? Tous! (rires) Comment tu veux que je réponde à une question pareille? (rires). Celui avec lequel j'ai le plus de liens parce qu'on est souvent joués ensemble c'est “Gimme some lovin'ّ”, mais j'apprécies tout autant "Sweet home Chicago", "Think" (avec Aretha Franklin) " ou "Shake your tailfeather" (Avec Ray Charles), ou le plus célebre, et nettement plus repris que moi alors qu'il est mon cadet de quelques mois "Every body needs somebody to love", et désolé à tous ceux que j'oublie, mais je les aime tous autant."

S. : "D'accords, tu as évoqué Donald, et par conséquent tout le petit groupe de la "première". Il y avait donc Dunn, bassiste, Matt Murphy (ancien guitariste de Hooker) et Steve Copper (ancien MG's) à la gratte, le batteur Willie Hall (qui joua aussi avec Springteen à ses débuts et avec Fitzgerald et Franklin sur scène) et le saxophoniste Lou Marini (exilé du quartet de Duke Ellington). Bref, que des grands noms! Tu as toi-même dis que tu n'avais jamais été mieux joué. Quelle est la version qui t'as le plus décu?"

PTG. : "Sans hésiter la reprise minable par un faux groupes de rock dont je préferes taire le nom, issu de la télé réalité américaine et qui a, heureusement, duré à peine deux mois. Mais ça a été un véritable massacre, je me suis fait écorché de tous les côtés, un enfer que je ne souhaite à personne, et ne souhaite surtout pas recommencer"

S. : "Ok, quelle a été ta plus grande surprise?"

PTG. : "Hum... Ce régiment d'infanterie qui avait invité les ZZTops pendant une campagne en amérique du sud, milieux des années 80. Quand ces texans poilus ont réussi à m'éxécuter sans une seule fausse note avec seulement la batterie et trois guitares... j'ai eu peur au début, mais j'en garde un trés agréable souvenir, bon, ils ont supprimé un peu du choeur de cuivre, mais je ne me suis pas senti handicapé ou lésé, au contraire, ça fait l'effet d'un lifting (rires)."

S. : "Ca ne t'as pas géné d'être repris par Mettalica avec l'orchestre philharmonique de Philadelphie?"

PTG. : "Tiens je l'avais oublié celle-là (rires). En fait c'était prévu, ils ont répétés pendant un moment, avec leurs propres morceaux, que j'ai donc eu la chance de cotoyer. Puis une fois sur scène ils ont joués normalement, mais je dois admettre que l'orchestre philharmonique sur fond de guitare éléctrique, ça impose une sacrée profondeur. Je me rappelle le souffle que ça a donné sur scène, l'ampleur du son et surtout la présence imposée par l'orchestre. Une superbe expérience."

S. : "L'enregistrement à Menphis, ton premier studio, quels souvenirs tu en gardes?"

PTG. : "Beaucoup de plaisirs. Mes pères étaient suréxcités, normal, non? L'équipe était complète : Marrini, Hall, Murphy, et j'oublie les autres. Ils étaient sur une scène en parquet, avec un plafond légerement vouté, le matériel venait directement de l'agence Pericles (fabricant de matériel electro-accoustique rendu célébre par Pink Floyd, entre autre), et c'est John (le frangin de James) qui s'est occupé de la prise de son. Géantissime, un écho et une présence sonore... Je me suis tout simplement senti vibrer dans les instruments. Et puis, ils m'ont joué avec tant de hargne et de joie, comment tu veux qu'avec une énergie pareille je sois morne ou plat? Je pouvais pas, il falait qu'à ce moment je devienne grandiose, et c'est ce qui s'est passé. Sacré souvenir!"

S. : "A l'inverse, le pire studio de cette époque?"

PTG. : "Le pire? hum... Y'en a eu d'autre mais celui qui m'a le plus marqué c'est celui avant le concert de bienfaisance à Houston en 85, si je me rappelle bien, c'était juste après cette catastrophe férroviaire, enfin peu importe. On était dans un petit studio artisanal, et à ce moment Murphy et Dunn malades ont dûs être remplacés par d'autres musiciens au pied-levé (Knopfler de Dire Straits et Betty "breakin" Holveret du groupe country Halmount hill). Je me rappele surtout qu'il a fallu 4 enregistrements avant que l'ensemble fonctionne bien. Et encore beaucoups d'autres avant que je ne puisse être éxécuté avec la perfection que l'on sait, je regrette juste le manque de sentiments de betty, qui complétemenst paniquée, se contentait d'appliquer bêtement la partoche, mais en même temps sa technique est suffisamment sensible pour que ça passe quand même."

S. : "Toujours dans la même veine, ta meilleur scéne?"

PTG. : "J'hésite, d'un côté Hide Park avec Bruce (Springteen) où je retrouvais Hall, et de l'autre le Collyséum de New-York avec Chet Baker où je retrouvais Marrini, vieux mais toujours la même pêche."

S. : "T'en n'as pas marre d'être repris à tort et à travers, pour des publicités ou comme exercice?"

PTG. : "Non, c'est vrai que j'aimerais éviter de servir comme slogan publicitaire, et certaines reprises sont vraiment pitoyables. Mais d'un autre côté c'est la rançon de la célébrité, et le fait d'être repris, voir fredonné par des quidams, ça prouve bien que je suis toujours dans le haut de l'affiche. Je ne vieillis pas, c'est un avantage certains (rires)"

S. : "Si tu pouvais être joué par quelqu'un en particulier?"

PTG. : "Hum. Le groupe idéal? James et Dan, évidemment, mes deux papas. Au saxo, soit Marrini, soit Charlie "Bird" Parker, mais il est mort, alors peut-être plus tard et ailleurs. A la basse je vois bien Pastorious et Flea (Bassiste des Red Hots Chili Peppers). A la trompette (sourire) Armstrong, Gillepsie, ou Baker, surtout pas Davies. La batterie, sans opinion. Et la guitare... ah! la guitare! Je rêve d'être joué par Clapton ou par Reinhardt... (soupir)"

S. : "Que des grands... mais y'en a quand même beaucoup qui sont morts."

PTG. : "Oui, mais bon, on peut toujours rêver, non? Et puis qui sait?"

S. : "Tu n'as pas peur qu'avec une équipe pareille, composée de maîtres de l'impro et du délire, tu sois un peu chahuté?"

PTG. : "J'aurai sûrement vécu pire, rien que d'y penser... j'ai des frissons. Et puis, avec des pointures pareilles, je suis au moins sûr qu'ils retomberont à un moment ou un autre sur leur pieds, même s'ils me font durer 1/4h de plus, alors qu'il m'est déjà arrivé d'être abandonné en pleine intérprétation, par Davies notamment."

S. : "Oui, d'accords. Dernière question, des projets
pour l'avenir?"

PTG. : "Oui, j'aimerais bien devenir un hymne olympique (rires). Non, sérieusement, rien de prévu... attend, ah! Je crois qu'on me sollicite à plusieurs endroits en même temps, et notamment un petit groupe amateur pas mauvais du tout, bon son... je dois y aller."

S. : "Ok, merci d'être venu et merci pour ce petit moment privilégié"

PTG. : "Merci à toi, excuse-moi, je dois y aller"

S. :"Et voilà, Peter Gunn Theme viens de nous quitter pour se laisser éxécuté en public. Quel exemple d'abnégation, vous en connaissez beaucoup, vous, des gars qui se portent volontaires pour être éxécutés? Quoiqu'il en soit, c'est toujours avec plaisir que nous l'écouterons, Peter, si tu m'entends, tatatintatintatintalatatintatintatintala... ♪"

Propos aimablement recueillis par Snakeloup.
Proposé par : Snakeloup
 
 
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