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fahrenheit 9/11
Critique de cinémaMichael Moore vient de taper un clou dans le mur. Il est impossible pour moi de laisser passer ça. Alors, je suis venu avec mon petit marteau, tout petit marteau, car ma voix est nettement moins entendue que lui, mais c’est déjà pas si mal. Juste pour taper avec lui.

Si au moins chacun frappait avec son petit marteau avec sa juste valeur ça ferait déjà pas mal de bruits ; alors je suis là pour faire un peu de bruits. Juste pour le soutenir dans sa flamme. Juste pour tenir la flamme. Juste pour tenir. Juste pour. Juste. Même sans rien, je serais là.

Il est indéniable que je n’allais pas laisser passer ça. Un pamphlétaire qui, bien malgré lui, est dans la lumière. La chose est assez extraordinaire pour être soulignée. Je parle , bien sûr, de Michael Moore (je répète) et de son déjà fameux (fumeux ? brûlot ?) « fahrenheit 9/11 ».

Il est assez rare qu’un pamphlétaire soit pris au sérieux. Qu’il fasse peur.
Son rôle est-t-il de faire rire ? Je ne pense pas.
Son rôle es-t-il d’être cynique ? Certainement pas.
Est-il drôle lui-même ? Encore moins.
Et alors ?

Alors, un pamphlétaire c’est un gars qui montre. En expliquant le moins possible. Il montre, bien sûr, mais d’une manière décalée. Il montre pour faire réfléchir. En forçant, parfois, le trait. Mais bien souvent les « croqués » sont la caricature d’eux même. Un pamphlétaire, c’est quelqu’un qui fait un croche pied à quelqu’un qui allait de toute façon tomber tout seul. Une sorte d’extrémiste de l’évidence. C’est de la liberté d’expression, dans le sens intelligent du terme. Avec des arguments. Des preuves et des images.

Michael Moore, quand il dit un truc, il a derrière lui un dossier gros comme ça. Il ne va pas n’importe ou.
Il sait ou il est.
Il sait ou il va.
Sauf que cette fois –ci, j’en conviens, ça le dépasse un peu ce succès. Mais c’est mérité. L’homme est humble et j’ai peur que cette petite gloire nuise un peu sur son futur. Car un bon pamphlétaire agit le mieux dans l’ombre. Pour lui, comme pour tout autre polémistes, c’est mieux de ne pas être reconnu et de se faire passer pour un imbécile pour mieux faire passer ses idées. Etre reconnu comme quelqu’un de bien pourrait être considéré comme faisant partie du « système ». Et faire partie du « système », c’est bien ce qui peut arriver de pire pour un pamphlétaire. D’où le décalage obligatoire. C’est une sorte d’anarchiste moderne, un « peace and love » prêt à se faire crucifier pour l’intérêt de tous. Car Michael Moore c’est un anarchiste qui aime son pays. C’est pour cette raison qu’il le défends. Parce qu’il le défends, ne nous trompons pas !

L’administration Bush a tenté de censurer « fahrenheit 9/11 » ?
Qu’a cela ne tienne. Elle avait raison. Ce film est une véritable arme de destruction massive pour George Bush. Il dénonce la présence américaine en Irak et souligne aussi les liens entre la famille Bush et celle du terroriste Oussama Ben Laden. En pleine campagne électorale, le film fait une très mauvaise pub à George W. Bush. Et j’en oublie pour vous permettre de voir le reste. C’est édifient.

Il se raconte que George B. a fait jouer de ses relations pour empêcher la sortie du documentaire sur le sol US. Ce sont les frères Weinstein, les patrons du studio Miramax, qui ont acheté les droits de diffusion. Leur attitude a été peu appréciée par la maison mère de Miramax : c’est à dire Disney. Elle s’est farouchement opposée à l’exploitation en salles de ce film jugé trop « politique ». C’est bien connu depuis de longues dates : on préfère le « propre », le « politiquement correct », l’ « hypocritisme » chez Disney.

Au final, Disney n’a pas perdu ses subventions ( ?) et Miramax a bien diffusé le film. Depuis, un fameux pavé a été jeté dans la mare du président : « fahrenheit 9/11 » s’est vu décerné une Palme d’Or cannoise. Les médias internationaux ont alors mis l’œuvre et son auteur sous les feux de l’actualité. Electoralement parlant, la censure ne pouvait être que désastreuse pour le pouvoir en place. Surtout dans un pays où la liberté d’expression est érigée en institution.

Les pressions se sont donc relâchée et le cinéaste rebelle a pu sortir son documentaire sur grand écran.
Enfin, Michael Moore a eu droit à une dernière tracasserie : Ray Bradbury, l’auteur du célèbre roman de science-fiction « fahrenheit 451 » a exigé des excuses du réalisateur. Il lui reproche d’avoir détourné le titre de son livre . « Fahrenheit 451 » tire son nom de la température à laquelle brûlent les livres. Moore a défini « Fahrenheit 9/11 » comme « la température à laquelle brûle la liberté ! ». Je pense que ces sept mots résument parfaitement son documentaire.

Reste a savoir si le « génial observateur du monde » influencera le vote des américains. J’y crois pas spécialement. Le bon petit peuple, c’est jamais que des veaux, à la limite du mouton de Panurge. Ca oublie vite. Ca pense pas trop loin, du moment que c’est loin de son quotidien. Du moment que ça a son petit salaire, son petit hamburger, son petit chapeau, sa petite voiture, son petit monde à lui. Du moment que ses cris ne dépassent pas lui-même : on crie pour ne pas être entendu. Du moment qu’il n’ose rien qui sorte du moule. Du moment qu’il est téléguidé. Le bon petit peuple, du moment qu’on lui dit ce qu’il doit faire il est heureux.

Heureusement, Michael Moore balaye tout ça. Et c’est pour ça qu’il dérange. Voyez donc, si maintenant il faut se mettre à penser…ou va-t-on ?

Maintenant, il faut bien le dire, ce documentaire parle surtout aux convaincus. Ceux qui sont pour Bush n’iront probablement pas le voir. La vérité est parfois trop dure à regarder en face.

Et en final, comme dit si bien George Bush lui-même dans ce documentaire : « Chez moi, quand on se fait avoir une fois, on ne se fait pas avoir deux fois. »
Michael Moore rétorque que c’est la seule phrase de G. Bush auquel il est entièrement d’accord.

Donc, rendez-vous aux urnes. C’est bien ça que veut dire Michael Moore.

Sera-t-il compris ?
Peu importe.
Il avait prévenu, et de quel façon…



Proposé par : phil
 
 
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