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La trilogie Malaussène de Daniel PENNAC
Critique LittéraireContemplations (et une saute d'humeur !) autour du personnage récurrent de Daniel PENNAC.

Benjamin Malaussène est bouc émissaire de profession : dans un grand magasin parisien, il sert de défouloir à son chef lorsqu’un client est mécontent et risque de porter préjudice à l’enseigne. Après les engueulades (du chef) et les pleurs (de Benjamin), le client n’ose alors plus réagir avec son problème pour lequel il venait se plaindre, qui paraît totalement infime face à une menace de licenciement envers ce pauvre homme. Cela est efficace, bouc émissaire, cela paie bien. Et il faut : Benjamin élève seul tous ses demi-frères et demi-sœurs, fruits de conquêtes passagères d’une mère unique pour tous, toujours absente et de pères disparus au gré des aventures amoureuses. Dans cette ancienne quincaillerie qui leur sert de maison, la tribu Malaussène est heureuse jusqu’au jour où Benjamin se retrouve bouc émissaire dans une sombre affaire d’attentats dans le magasin qui l’emploie.

Au Bonheur des Ogres (Éditions Gallimard, 1985) est le premier tome de la trilogie originelle de Daniel PENNAC sur Benjamin Malaussène, l’homme qui n’est jamais au bon endroit au bon moment. Les deux autres romans, La Fée Carabine (Éditions Gallimard, 1987) et La Petite Marchande de Prose (Éditions Gallimard, 1989) confirmera le statut du personnage central.

En effet, La Fée Carabine nous mène vers Belleville, lieu de résidence de la tribu, où des vieux assassinent des plus jeunes. Malaussène se retrouve de nouveau au centre du récit, alors qu’il se fait (définitivement cette fois-ci) renvoyer du grand magasin. Embauché dans une maison d’édition pour le même travail, à savoir accueillir les futurs ( ?) écrivains, mécontents car on leur a refusé des manuscrits et fondre en larmes devant eux, Benjamin est, une nouvelle fois, au cœur d’un mystère dans le milieu de l’édition dans La Petite Marchande de Prose, incontestablement mon livre préféré de cette trilogie.

Mais le récit ne reste pas que sur cette (mal)chance qu’à Malaussène de toujours être le coupable idéal tout en étant l’innocence même. Il y a aussi cette formidable histoire d’amour entre Benjamin et Julie, journaliste-enquêtrice-fouille partout, histoire d’amour définie, en gros, par le premier par « je suis ton porte-avions, viens te poser sur moi dès que tu le veux ». Cette trilogie est aussi le récit de cette incroyable famille à laquelle il arrive nombres de (més)aventures. Mais aussi, c'est la présence de tous ces personnages hauts en couleurs, aux caractères bien distincts auxquels chacun sera s’identifier.

On ne reprochera finalement qu’une seule chose à Daniel PENNAC. Avoir trop tirer sur le filon. En effet, en vue du succès, il a continué à profiter de la notoriété de la trilogie pour s’en inspirer régulièrement. Ainsi, il publie en 1995, aux Éditions Gallimard, l’indigeste Monsieur Malaussène. L’humour des premiers romans a disparu, le roman s’attarde sur des détails et nous présente trop de lourdeurs. Je n’ai jamais pu le finir. Je ne dois pas être le seul car Daniel PENNAC sortira Monsieur Malaussène au Théâtre l’année suivante (Éditions Gallimard), très grand résumé, sous la forme d’une pièce de théâtre du précédent pavé. Un peu facile, non ?

La même année, c'est à dire toujours en 1996 et toujours aux Éditions Gallimard, Daniel PENNAC sort aussi Des Chrétiens et des Morts, toujours en rapport avec la tribu Malaussène. Retour en arrière pour ce (court) récit, avant la naissance du Petit. Manque d'inspiration pour avoir du revenir sur une des nombreuses naissances de la tribu ? En tout cas, ce "roman" fut vite avalé. (Il faut aussi noté que ce devait être une mauvaise période car l'année suivante, Daniel PENNAC publie Messieurs les Enfants, reprenant le même cours du livre qu'il avait écrit pour la jeunesse en 1992, intitulé Kamo et moi (Gallimard Jeunesse))

Enfin, en 1999, publication de Aux Fruits de la Passion (Éditions Gallimard) ! De nouveau, le récit se veut plus humouristique : Benjamin Malaussène craint de nouveau être au mauvais endroit au mauvais moment (mais ne remplit malheureusement pas encore totalement son rôle de bouc emissaire) et une nuée de malheurs s'abat sur la tribu. On retrouverai presque la magie de la trilogie !

Malgré ce (petit) point sombre, la trilogie de la tribu Malaussène est une belle aventure que nous pourrions qualifier béatement "d'humaine".
Proposé par : peacejul
 
 
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