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Interview de Alain Venisse 2ème partie
Interview littératureVoilà la 2ème partie de la volumineuse et passionante interview de Alain Venisse.
Vous pouvez toujours rebondir à cette interview ICI sur le forum.


Boumbo2002 :

hello!
difficile de poser une question avec une bio aussi bien detaillée
Cependant j'en ai une quand même que je pose à chaque interview!


Pourquoi le café des amis ?
qu'est-ce que cela peut il vous apporter?
que pensez vous des publication sur ce site et de leurs qualité?
y' a t'il un ou des sujet qui vous ont marqué sur celui ci?

En vous remerciant d'avance de votre gentillesse à partager votre pasion avec nous ici même.
à bientot peut être sur le chat

Aïe, aïe, aïe, là c’est la honte pour moi. Car en fait, je connais très mal le site. Entre la rédaction de mes livres et les occupations ménagères / familiales ( dont je ne veux pas laisser tout le poids à ma femme ), il ne me reste pas toujours le temps de surfer autant que je le voudrais. Surveiller mes mails et y répondre m’occupe pas mal aussi. C’est même un problème pour moi : les journées n’ayant que 24 h, et bien que je ne sois pas ( plus ) un grand dormeur, tout ce que je consacre au net, je le retire à l’écriture !

Pour ne rien vous cacher, Zaïre à qui j’ai répondu plus haut était la prof d’équitation de ma grande fille, avant de changer de région pour ma plus grande tristesse ( T’as vu, Zaïre ? J’ai vendu le morceau, na ! ) C’est elle qui m’a proposé cette interview, que j’ai tout de suite accepté de grand cœur. Mais c’est promis : je serai au Café un visiteur plus assidu… et nous en reparlerons !



Jean :

Bonjour,

horreur, sf, fantastique,... D'une manière génerale toute la littérature de "l'imaginaire" à tendance à s'imbriquer. Aussi c'est pourquoi je me permettrai de vous posez cette question : pensez vous, comme il est coutume de le dire aujourd'hui, que la littérature d'anticipation soit en crise ?

Je vous remercie d'avance pour votre réponse,

Vu de l’extérieur, c’est vrai que les littératures de l’imaginaire peuvent ressembler à un bloc monolithique, regroupant tout ce qui s’écarte d’une réalité bien concrète. Pourtant, vu de l’intérieur ( ce qui est mon cas ), les genres sont bien tranchés et se différencient aisément.

Ainsi l’heroic fantasy et la science-fiction constituent des genres extrêmement ambitieux ( donc périlleux à écrire ), en cela qu’ils recréent des univers entiers qui doivent de montrer cohérents dans leurs mythologie, traditions, géographie, philosophie, technologie…j’en passe et des meilleures. ( En cela, mon excellent ami Laurent Genefort est passé maître… Si vous n’avez pas lu, allez-y, ça vaut le détour ! )

La différence entre les deux, c’est que la SF se base sur une technologie extrêmement précise, souvent extrapolée à partir des bases scientifiques actuelles. Souvent aussi elle comporte des indications précises : situation des planètes ou des galaxies, années ou plutôt millénaires. Pour moi, la SF n’est pas VRAIMENT du fantastique. C’est une vue de l’esprit, une projection vers un futur plus ou moins proche.dont les moteurs, si déconcertants qu’ils puissent paraître, restent.en prise directe avec notre présent, dont ils constituent un développement potentiel.

L’heroic fantasy, pour sa part, louche davantage vers le fantastique, en cela que ses références sont << truquées >>. L’action se déroule invariablement dans un cadre et une époque bien précis… mais sans liaison aucune avec notre système de calcul. Il n’en reste pas moins que, là aussi, l’univers décrit doit posséder une logique interne infaillible, même si ses fondements n’ont rien à voir avec ce que nous connaissons. Chaque héros a son propre caractère, ses propres forces et faiblesses, chaque magicien possède ses propres pouvoirs qu’il ne saurait outrepasser, ses propres devoirs auxquels il ne saurait se soustraire, telles les pièces sur un échiquier. Le résultat, pour irréel qu’il soit, ne doit jamais se contredire ni l’auteur être pris en défaut.

À côté de ces deux schémas solidement codifiés, le fantastique fait figure de franc-tireur. Il se rit des barrières comme des entraves, parce que son champ d’action est sans limite. Il commence avec le simple dérapage de la réalité pour glisser vers des récits plus élaborés ou plus gothiques, ne dédaignant pas au passage l’emprunt d’éléménts chers à d’autres genres : monstres, sorcières, dragons, zombies, ghoules, lycanthropes, malédictions familiales, metempsycose, spectres ou maisons hantées, mais aussi interventions extraterrestres, mondes parallèles, doubles maléfiques, voyages dans le temps, savant fous, etc…

Encore une fois, mon attirance initiale pour ce genre était instinctive, nullement réfléchie. Mais aujourd’hui, quitte à me poser la question, je crois que c’est cette totale liberté qui m’a fasciné. Ce domaine sans frontière où l’imagination peut s’en donner à cœur joie, sans s’embarrasser de règles ni de contraintes.

Quant à savoir si la science fiction connaît aujourd’hui une crise, eh bien je serais tenté de dire oui, dans le domaine littéraire tout au moins. Malgré ses lettres de noblesse, il semble qu’on en lise moins qu’avant. Pourquoi ?

Nous revenons à l’une de mes précédentes réponse. Du temps de ma jeunesse, les récits non cartésiens n’étaient acceptés qu’à travers un alibi intellectuel. Et quel meilleur alibi que celui de la SF, alors représentée par d’immenses auteurs, américains pour la plupart ? Asimov, Bradbury, Van Vogt, Matheson, Huxley, Orwell, Wyndham, Simak, Brown, Heinlein, Merritt et tant d’autres. Si j’ai cité ces noms plus haut à Zaïre, parmi mes inspirateurs, c’est que j’étais alors pétri de leurs romans, publiés dans de prestigieuses collections telles que PRÉSENCE DU FUTUR chez Denoël, LE RAYON FANTASTIQUE chez Hachette ou FICTION ( plus populaire ) au Fleuve Noir.

De mémoire, le fantastique pur et dur n’était guère représenté que par ANGOISSES, au Fleuve Noir également, ainsi que par l’éphémère SÉRIE BLÊME, petite sœur de la fameuse Série Noire.

Aujourd’hui les choses n’ont pas trop changé, du moins en apparence. Il existe toujours plusieurs collections de SF, pour ados et pour adultes. Mais les adultes lisent davantage de fantastique, et vont chercher leur bonheur chez les anglo-saxons. Résultat : on lit moins de SF. Et les éditeurs de fantastique adulte ne recrutent pratiquement plus d’auteurs français. D’ailleurs (sauf erreur de ma part ), on ne trouve plus aucune collection novatrice en la matière, qui fasse autre chose que publier Stephen King, Anne Rice, Dean Koontz ou Clive Barker ( Dieu sait pourtant combien j’apprécie ces auteurs ! )

Raison de plus, à mon niveau, pour me consacrer à la jeunesse, un domaine très demandeur en matière de fantastique, dans lequel je peux me laisser aller sans retenue, et où mes ouvrages sont en général bien accueillis !



Boumbo2002 :

Je me pose encore la question dans quel état d'esprit vous trouvez-vous en commençant un livre et change t'il au court de son évolution?
Qui sont les premières personnes à voir vos écrit ?
et quel est votre point de vue sur la critique en général?

Chaque fois que je commence un roman, je me sens comme ce baigneur sur la plage par temps frais. J’hésite à me mettre à l’eau. Va-t-elle être fraîche, comment l’aborder ? C’est une chose que m’a apprise la littérature de jeunesse mais qui, à mon sens, vaut pour toute forme d’écriture : les premières lignes d’un roman sont essentielles. On doit captiver d’emblée le lecteur, lui communiquer le désir impulsif de connaître la suite.

Puis les doutes se dissipent à mesure que le livre avance. Parfois ils reviennent un peu, à l’abord d’un passage particulièrement essentiel ou délicat, et il m’arrive de d’endormir le soir sur des questions : << Que vais-je écrire demain ? Vais-je traduire assez bien ce que j’ai en tête ? >> Mais dans la pratique, ça s’arrange toujours. Je me laisse guider par ma sensibilité autant que par mon expérience. Et je m’aperçois que le chapitre est fini, que le texte s’est écrit presque sans que j’y pense. Dans le pire des cas je le laisse de côté pour avancer, quitte à y revenir le lendemain. Et alors m’apparaît ce qu’il y a de bon et ce qu’il convient de changer. En tout cas ça s’est passé comme ça jusqu’à présent, et je ne vois pas pourquoi ça ne continuerait pas !

Quant à la critique, elle est essentielle et je suis pour… mais à une condition : elle doit être constructive. Encore faut-il distinguer deux sortes de critiques : celle des journalistes spécialisés, qui suit la sortie du livre. Et celle qui la précède, que peuvent vous adresser vos collaborateurs et éditeurs, dont vous dépendez. C’est avec celle-là que j’ai eu le plus de rapports, c’est elle qui m’importe le plus. Cet échange de vue entre celui qui écrit et celui qui publie est essentiel. Dans mon cas, il se passe très bien en général. Souvent il a amélioré nombre de mes ouvrages. Quand on a vécu en prise directe avec son roman pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, on finit par perdre le recul nécessire, il arrive qu’on ne soit plus capable de faire le point. Même les meilleurs ont alors bresoin de ce qu’on appelle le regard extérieur.

Le regard d’une autre personne du métier qui mettra le doigt directement sur ce qui cloche. Encore faut-il pour cela que la personne connaisse bien son métier. Il importe donc d’avoir affaire à de bons directeurs de collection - comme on appelle ceux ( ou celles ) qui représentent la maison d’édition. Ce sont eux mes premiers lecteurs véritables.

Quand j’ai écrit PITIÉ POUR BELZÉBUTH, par esemple, c’était pour une collection qui ne s’est jamais montée. J’ai donc présenté le manuscrit à Jacques Chaboud, qui m’avait déjà publié chez Magnard, LE CAMÉSCOPE FANTÔME. Quelque chose n’allait pas dans le livre, et je le sentais bien. Jacques a bien réfléchi, puis m’a propos » de sérieux remaniements, largement motivés et accompagnés d’explications valables. J’ai donc suivi ses conseils et il m’a pris le roman, que son intervention avait rendu bien meilleur !

Mais à l’inverse, il arrive aussi de tomber sur des gens qui déforment votre pensée à plaisir, changent des mots, remplacent des expressions ou suppriment des paragraphes entiers, sans la moindre raison. On dirait que ça les amuse. Il faut alors batailler pour défendre ses idées. Cela m’est arrivé parfois, et c’est très désagréble. Le plus souvent j’ai eu gain de cause. Heureusement, ce cas est très rare, et je m’entends généralement à merveille avec mes éditeurs habituels ( ou peut-être qu’à la longue, j’ai appris à travailler avec ceux que j’aimais le mieux ! ).



Pierre L :

Après avoir débuté 2 de vos livres "Le Mystère de la Chambre Noire et "Le Monstre De La plage Beausoleil", j'ai comme l'impression que vous êtes plus à l'aise dans la partie polar que dans la SF. Pourquoi n'essairiez-vous pas un policier tout simplement , peut être dans le style de John Dickson Carr ?

John Dickson Carr ? Bigre, tout de suite les grands noms ! Près de lui je me sens tout petit. De même près de Conan Doyle, John Le Carré, Mary Higgins Clarke ou Agatha Chritie, que j’affectionne particulièrement. Sans parler des auteurs français dont le renom n’est plus à faire ( Simenon, Boileau et Narcejac, Léo Malet et les autres ) !

Chez eux j’apprécie l’étude des personnages et des ambiances, le déroulement implacable d’un énigme policière bien huilée. Car là on n’a pas le droit à l’erreur. Le raisonnement doivent être sans faille, chaque détail a son importance. Et je ne suis pas certain d’y arriver.

Quoi que, dans certains de mes romans, le mécanisme de l’enquête n’est pas absent. Par exemple dans PITIÉ POUR BELZÉBUTH, que Magnard a d’ailleurs publié dans la série LES POLICIERS, malgré sa connotation très fantastique.

Et surtout dans LA BRIGADE DES SPECTRES, chez Flammarion, dont chacun des 9 volumes s’articule autour d’une enquête, même si le champ d’investigation de mes héros porte sur le surnaturel et le paranormal.

Car au fond, qu’est-ce qu’un fantôme, sinon un mort qui refuse de l’être ? Ce qui le retient sur terre ? Parfois le sentiment d’une œuvre inachevée, une injustice qu’il a subie et dont il demande réparation. Parfois un bien matériel ou une personne qu’il se refuse à quitter, ou dont il désire au contraire tirer vengeance. La seule façon d’en venir à bout n’est pas de l’affronter, car ses forces nous dépassent, mais au contraire de l’aider à régler la situation, de fouiller le passé pour découvrir les origines de ses problèmes. Les résoudre, c’est lui apporter le repos, le libérer dans sa quête vers l’au-delà qui l’appelle. Tel est le rôle de mes trois héros ( un couple d’ados, dirigé par un adulte assez mystérieux ), plus psychologues que guerriers. Une bonne discussion vaut meux qu’un mauvais combat. Mieux on se comprend, moins on a envie de se battre… C’est pour illustrer cette philosophie que j’ai créé LA BRIGADE DES SPECTRES… avant de réaliser que chaque épisode m’amenait en fait à construire une intrigue quasi policière. Fouiner, chercher, interroger des témoins, assembler les faits et en tirer des conclusions : on n’est pas très loin du roman policier, bien que le floklore soit différent.



Donado :

Question d'ordre générale : Est-on toujours sûr de finir un livre quand on
en commence l'écriture ?

Cette question, je me la suis posée en entamant mon premier bouquin, déjà âgé de 50 ans et sans réelle expérience. Je me suis alors dit : << Si tu arrives à publier un livre, ne serait-ce qu’UN SEUL… tu auras au moins fait ça dans ta vie ! >>

Aujourd’hui j’en suis à mon 25 ème… et j’ai bien l’intention de continuer. On ne sait jamais de quoi on est capable, avant d’avoir essayé. Mais non… on n’est jamais sûr de finir. L’important c’est de le commencer sans se poser trop de questions. Monter une multinationale peut vous coûter une fortune. Écrire un livre ne comporte guère de risques, c’est un luxe qu’on peut se permettre… Et j’engage tous ceux que ça démange à essayer !



Eau2 :

Bonjour,
Voilà mes premières questions (et oui, j'en ai d'autres en réserve ! ) :
De quel(s) auteur(s) pour la jeunesse, vous sentez-vous le plus proche ?

De mes copains et mes copines auteurs ! Non, ça n’est pas une blague, je le pense vraiment. Contrairement à la littérature pour adultes où les places sont chères, les enjeux conséquents et la lutte acharnée, le monde de la jeunesse réserve beaucoup de bonnes surprises, à commencer par des rapports chaleureux qui n’existent pas toujours dans d’autres branches artistiques. On adore se filer nos livres entre auteurs. J’ai de fréquents rapports avec ceux et celles qui font le même métier que moi. GUDULE ( très populaire dans le milieu, cherchez sur le Net, vous n‘en reviendrez pas ) est devenue l’une de mes meilleures amies. Elle a tout de suite tendu la main au débutant que j’étais, nombre de mes livres ont été publiés grâce à elle. Maintenant c’est moi, quand l’occasion se présente, qui essaie d’aider les auteurs plus récents, par mes conseils et mes relations. Je ne sais pas si ça se passe come ça chez MacDonald… mais ça se passe comme ça chez nous !

Quel est celui de vos ouvrages pour enfants qui a rencontré le plus de succès ?

Sans conteste LE CAMÉSCOPE FANTÔME, chez Magnard. C’est le premier de mes romans pour la jeunesse. Bizarrement, il a attendu près de deux ans avant d’être publié. J’étais alors auteur << horrifique >> pour adultes et j’avais presque oublié ce manuscrit, quand on m’a annoncé la bonne nouvelle : une collection nouvelle se montait chez Magnard, spécialiste des livres scolaires. Mon roman faisait partie des six premiers retenus, ce qui lui a valu un certain support publicitaire. Cette année-là, il a même fini second au prix de la PEEP ( Parents d’Elèves de l’Education Publique ). J’en suis toujours très fier, et je ne le renie pas. Mais j’étais encore vert, à l’époque, encore timide et assez << boy-scout >>. Je crois avoir depuis développé des thèmes un peu plus intéressants ( y compris chez Magnard même, où j’ai d’autres livres) Pourtant celui-là reste, à ma connaissance, le plus populaire.

Avez-vous un projet qui vous tient à coeur et que vous n'avez pu encore réaliser ?

On a tous le désir de réaliser un ouvrage qui rassemblerait TOUT : le thème, le style, l’ambiance, la véracité des personnages, la résonance sociale, l’audace, le suspens, la poésie. J’ai tenté de disséminer un peu de tout ça à travers mes divers écrits, du fond de mon cœur et avec toute ma sincérité. On essaie toujours que le roman suivant soit encore meilleur, qu’il parvienne à concilier l’expérience d’un vieux routier avec la spontanéité du novice… Pas toujours facile dans la pratique ! Mais au jour d’aujourd’hui, j’ai toujours réussi à publier ce qui me tenait VRAIMENT à cœur. Je n’ai donc aucune frustration, si c’est ce que vous voulez dire. Un regret, peut-être : LES ENFANTS D’HALLOWEEN, manuscrit ambitieux de plus de 600 pages, destiné aux adultes. À l’époque où cette fête n’était pas encore populaire chez nous, j’avais imaginé qu’un village de la France profonde décidait de la célébrer. Mais sous l’emprise d’un sorcier vieux de 300 ans, les enfants se mettaient à prendre les farces traditionelles au pied de la lettre et décimaient la majorité des habitants dans un bain de sang.

Peut-être le roman était-il trop long ? Peut-être trop << à la manière >> de Stephen King ? Ou peut-être simplement pas assez bon, car écrit en un an à une période charnière de grands bouleversements personnels ? En tout cas, c’est le seul de moi qui n’ait jamais trouvé éditeur !

Votre parcours est plutôt atypique. Et si c'était à refaire... ?

Le retour dans le passé, avec notre connaissance du présent : un thème cher à la science fiction ! ( littéraire aussi bien que cinématographique ) Et qui peut donner lieu à tant de développements ! Pour ma part j’en ferais peut-être plus encore, je me lancerais peut-être plus jeune dans le milieu artistique ( musique, photo, écriture… ) En tout cas je ne virerais sûrement pas de bord pour devenir comptable ou fonctionnaire ( pardon à ceux d’entre vous qui le sont, il en faut mais ça n’est vraiment pas mon truc ! ) Pourtant mes études ( bac + 4, licence en droit ) ne m’ont pas été inutiles. Elles m’aident à me comporter en société, à m’adapter à toutes les situations, ou presque.

Même cette cette maladie des yeux qui m’a obligé à quitter la photo n’est pas entièrement négative. Sans elle je n’aurais jamais songé à écrire… Et c’est quand même dans ce domaine que j’ai connu les plus grandes satisfactions. Dans l’unvivers du cinéma, je me contentais de capter des images pour illustrer l’imagination des autres. En tant que romancier, je suis à la fois responsable du scénario, de la réalisation, des costumes et des décors, des effets spéciaux et des cascades… Que rêver de plus ?

Cela dit, à notre époque troublée et trépidante, je ne suis pas le seul à avoir exercé différents métiers. C’est bien au XX ème que le terme << rebondir >> a pris son sens nouveau, synomyme d’espoir : Si vous tombez, relevez-vous. Avec un peu de courage, rien n’est jamais perdu !

La suite demain ....

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