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Blur : The Great Escape
Critique MusicaleThe Great Escape (11 Septembre 1995)

Quand on me dit "The Great Escape", je pense automatiquement à une bouffée d'oxygène, une source d'air frais, quelque chose de pur...

Peut-être à cause de la pochette, assez mal choisie soit dit en passant. Cette pochette est sans doute là pour brouiller les pistes, pour nous diriger vers une impression de bonheur absolu, mais quand j'appuie sur "lecture" cette impression change.

Malgré un départ assez joyeux (Stereotype - Country House) nous nous plongeons malgré tout dans une atmosphère mélancolique. La troisième chanson de cet album est Best Days. C’est le joyaux de cet album. Triste, tendre, attachante, elle brouille les pistes en ce début d’album. L’ambiance de cet album est sans doute donné par cette chanson, mais si on suit les paroles de Country House ou de Charmless Man, on voit que malgré une musique attrayante (commerciale?) les textes sont vraiment tristes. Cette tristesse est relancée par Fade Away, "la chanson mal aimée" (?) Pas de gaieté, pas de tristesse pure… un esprit ambiguë, celui d’un artiste "tourmenté, dépressif, alcoolique, surpayé et sexuellement hyperactif" comme il l’avouera plus tard.
Aucune chanson de cette album n'est donc résolument gaie. Que cela soit Charmless Man, Mr Robinson's Quango ou It Could be You, il y a chaque fois un élément qui nous ramène à la réalité. Ce peut être les textes, résolument négatif dans cet album (-> The Universal) ou une musique d'outro mélancolique (-> Mr Robinson, To the end) Ces chansons sont assez proche de Madness ou de The Rentals.

Autre impression pendant cette écoute : The Universal fait malade qui cache sa folie. Une folie passagère, une tristesse profonde qu'on ne trouve que dans deux chansons, celle ci et He Thought of cars.
Attardons nous un instant sur Mr Robinson's Quango. Cette chanson, n'en déplaise à certains, est pour moi l'une des plus réussie de cet album. C'est celle qui se rapproche le plus de «Think Tank« dans cet album très ouvert et très frais mais contractant un spleen immense. Les instruments utilisés nous font forcément penser à une ambiance venue des îles. C'est la bouffé d'oxygène , elle est en effet située entre les deux chansons les plus noires de cet opus. Un brin reggae, cette chanson est la plus moderne de l'album.

Revenons en maintenant à He Thought of cars. Cette chanson m'a toujours fait penser à un troupeau de dromadaire formant une caravane lente dans un désert au crépuscule et qui ne ferait que passer entre deux chansons plus rocks, plus vivante. Un petit passage et puis s'en va, cette impression est relayée par la l'intro et l'outro très progressive.
Juste après, It could be you est encore une chanson où l'illusion d'une vie heureuse ou prospère prend le pas sur une réalité forte pourtant inéductable. "It Could Be You" et non "It Must be you"... C'est certes futile, mais cela a son intérêt.

Quelques hymnes au rock subsistent dans cet album haut en couleurs : Globe alone et It could be you. Même s’il est difficile de rentrer dans la première chanson, on ne peut qu’être éblouie par la force de la seconde. Certains parleraient d’un « trip » du chanteur lors du refrain avec des « ohohoh » qui ne font que compléter la collection d’onomatopées qu’utilise le groupe pour renforcer leurs chansons. C’est une sorte d’OVNI que ce It could be you, semblable à l’inutile Turn it up de Modern Life Is Rubbish.

Cet album est marqué sous le sceaux de la mélancolie. "La mort de la britpop" affirme Damon en 1996. Ernold Same, Yuko&Hiro et To The End en sont les témoins. To the end est une énième ballade reprise de « Parklife » (Notons que To the end est la seule chanson de Blur reprise d’un album sur l’autre !). Damon Albarn est accompagné par Françoise Hardi. Le chanteur anglais avait expressément demander à ce que l’interprète de « tous les garçons et les filles de mon âge » , chanson culte d’une époque révolue, vienne l’aider à sauver cette chanson que l’ancienne interprète (celle de la version de « Parklife ») n’avait su mettre en valeur. Ceci étant, nous pouvons admirer l’accent français de Damon Albarn dans la dernière chanson de cet album. Clac, le quatrième opus du quatuor de Colchester vient de se refermer sur une note plutôt négative, par un solo d’harmonium.

Au niveau des instruments utilisés, on peut noter l'omniprésence des violons dans cet album. Régulièrement, un refrain ou toute une chanson est accompagnée de ces instruments au sens très fort. C'est la fin du faste de la britpop, les choses sérieuses commencent. Malgré beaucoup de "lalalalala", caractéristique blurrienne présente dans la moitié des chansons de cet album, c'est une œuvre plus mûre que les autres qui se présente à nous.

En temps que fan de Blur devant l’éternel, je pense que l’âme de ce groupe se traduit par « The Great Escape » : des textes tristes, soutenus par une musique vivante mais révélés à la fin de chaque chanson par un petit solo de violons ou de piano pour appuyer sur le fait qu'aucune chanson n'est résolument gaie. Blur c'est également la possibilité de nous offrir des émotions fortes par ses chansons douce et déprimante parfois. C'est le mélange des styles, parfois déroutant mais tellement vrai, qui est à la base de ce groupe assez... flou.

1-Stereotypes*
2-Country House*
3-Best Days
4-Charmless man*
5-Fade Away
6-Top man
7-The universal*
8-Mr.Robinson’s Quango
9-He Thought of cars
10-It could be you
11-Ernold Same
12-Globe alone
13-Dan Abnormal
14-Entertain me
15-Yuko&Hiro
16-To the end


* singles

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