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Red, white and blues
Critique de cinémaDans la série des films sur le blues, je demande... Red, White and Blues de Mike Figgis ! Un véritable régal, à condition qu'on s'y connaisse un tantinet.

Le documentaire s'ouvre par un petit jam sympathique entre Tom Jones et Jeff Beck, puis une intervention de Van Morrison. Il se poursuit avec une évocation du jazz et de ses dérivés blues dans l'Angleterre des années 50: la trompette de Ken Colyer, les big bands, les clubs où l'on jouait pour un public de soldats Noirs américains.
Approche intéressante, mais on décroche assez rapidement à moins d'être spécialiste de la période...

Il faut en revanche prendre note des intervenants de marque que Mike Figgis a dénichés : Eric Clapton, Steve Winwood (en voilà un qui doit pleurer la mort de Ray Charles), Mick Fleetwood, Georgie Fame, Chris Farlowe, Eric Burdon...
Tous donnent un témoignage réaliste et passionnant du blues anglais qu'ils ont vécu et fabriqué eux-mêmes.

Diverses questions sont ainsi abordées, dont la moins intéressante n'est pas : comment les artistes de blues Noirs ont-ils réagi au blues revival qui s'est opéré dans les années 60 en Angleterre ?
Eh bien, au lieu d'accuser leurs cadets de pillage systématique de leur répertoire -- et ils auraient pu, surtout en l'absence de royalties générées par les reprises -- ils ont joué avec eux, les ont encouragés, aidés ; il suffit d'entendre les expériences de Chris Farlowe, embauché par Otis Redding, ou les récits d'autres collaborations, pour se rendre compte qu'il ne s'agissait pas d'une compétition. En fait, ce qui transparaît, c'est que les deux catégories de musiciens ne jouaient pas sur le même plan. Mick Fleetwood met l'accent principalement sur son manque de technique par rapport aux bluesmen d'outre-Atlantique.

Ce qui nous conquiert donc dans ce film, c'est surtout l'honnêteté des participants. A quelques exceptions près, toutes les interviews sont stimulantes et aident à mieux comprendre le va-et-vient qui s'est opéré pour le blues entre les Etats-Unis et l'Angleterre. Eric Clapton est à cet égard d'une lucidité peu commune sur sa propre carrière, partage ses goûts et disserte avec animation -- ce à quoi il ne nous avait guère habitués -- sur les mérites de tel ou tel artiste.

Enfin l'intervenant le plus intéressant est celui qui n'a pas participé au blues blanc, et pour cause, il est noir : BB King reconnaît publiquement la dette que les bluesmen américains ont envers leurs frères de blues anglais. Tant d'humilité de la part d'un si grand personnage du blues rend rêveur...

Cela dit, on pourrait reprocher à Red White and Blues son manque surprenant de bonnes images d'archives. Alors que cela faisait la force de The Devil's Fire, l'opus précédent de la série, on ne voit dans le film de Mike Figgis que des bouts de pellicule vus et revus... Dommage.
On aurait aimé également voir plus d'investissement musical de la part des interviewés... Pourquoi Clapton, Winwood et Fleetwood ne se joignent-ils pas au groupe qui squatte Abbey Road pour l'occasion ?

On peut toujours, pour se consoler, rêver à la session géniale que ç'aurait été... Il n'en reste pas moins que Red, White and Blues est sûrement après The Soul of a Man le volet de la série que je préfère, et que je vous engage vivement à aller le voir. Malheureusement -- et c'est l'ultime défaut de ce film -- il est comme les précédents assez mal distribué ! Espérons qu'il fera naître des vocations pour que se poursuive le blues revival des années 2000 !
Proposé par : zelda
 
 
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