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''La passion du Christ'', de Mel Gibson
Critique de cinéma« La passion du Christ », un film qui a fait parler de lui, c’est certain. Taxé d’antisémitisme, de violence à outrance, critiqué par l’Eglise le travail de Mel Gibson (tiens, comme les guitares je n’y avais jamais songé…) attire pour le moins la controverse.

Des rumeurs allant même jusqu’à prétendre que le Pape après avoir vu le film aurait dit « ça s’est passé comme ça… ». C’est donc en essayant chasser tous ces a priori pour me forger mon propre jugement que j’allai voir le film en un lundi soir de vacances de Pâques. A ce propos, la période de sortie n’est certainement pas innocente, mais bon, ils n’allaient pas sortir le film à Noël…

Le film commence. Ambiance sombre sur le Mont des Oliviers, le fameux soir de l’arrestation de Jésus le Galiléen. Le premier quart d’heure du film est un délice, et pose le problème de la Passion de façon très intelligente. Jésus, sentant son heure approcher, est en proie aux pires doutes, ce qui inquiète ses fidèles disciples. On assiste alors à une apparition du malin en personne, qui vient tenter Jésus, lui disant qu’un homme ne peut porter sur ses seules épaules le péché de l’humanité. On se croirait alors presque dans un film fantastique. Le malin, personnage asexué est vraiment bien fait, et cette liberté prise avec la Bible est vraiment bien faite. Les dialogues sont en hébreu, ce qui installe le film dans une dimension «authentique, « véridique ».

Ensuite, Jésus se fait arrêter, trahi par un Judas étrangement beau, et défendu par un Pierre ressemblant étrangement à Moïse dans la comédie musicale « les dix commandements ». Et là se gâte la fête je trouve. Commence alors une violence exagérée, toujours surenchérie jusqu’à la mort du Christ. On nous fait assister sans retenue aux divers châtiments, tortures, et autres crucifixions. Une débauche sanglante qui de plus, apparaît illégitime. Par exemple, lors de l’ascension de Jésus vers le Golgotha, croix sur l’épaule, Jésus tombe selon les évangiles trois fois en tout et pour tout. Cependant, dans le film, il tombe une bonne dizaine de fois, chaque chute étant le prétexte aux coups et crachats sur le Christ. Des libertés prises envers la Bible qui ne servent pas le film, mais renforcent encore son côté sanguinolent. Imprécision également quand Jésus ressuscite et a toujours le même visage.

Le film est donc violent, c’est certain, voire même choquant à certains moments (la crucifixion m’a fait frissonner, moi-même pourtant ex-fan de Scream et consorts), mais le plus important est-il là ? Le message d’amour lancé par Jésus transparaît-il vraiment à travers tout ce massacre ? Je ne pense pas. Bien sur on a tous les ingrédients de la Bible, le « Pardonne-leur ils ne savent pas ce qu’ils font », ainsi que quelques flash-back dont un rappelant une des plus belles phrases du Christ « aimez-vous les uns les autres » (toutefois surpassée par Lennon en 1967 avec all you need is love! ), mais l’essentiel n’est pas là. On ne voit que des cris, du sang, du massacre, Mel Gibson ne fait pas comprendre au spectateur la nécessité de la mort de Jésus, et le miracle de la résurrection ( quoique il nous prépare peut-être une suite : « Jésus II, le retour » ! est-ce si improbable de sa part ?), et ne fait que dénoncer l’horreur de la crucifixion de Jésus, condamné injustement par les Pharisiens, dont le portrait est vraiment peu flatteur dans le film. Toutefois, il me semble un peu exagérer de parler d’antisémitisme, car les Romains dans le film apparaissent tout aussi cruels que les juifs. De plus, le peuple juif qui accuse Jésus semble manipulé par les Pharisiens, et donc pas directement coupable.

Alors, la « Passion du Christ », passionnant ou pas ? Personnellement, si le film ne m’a pas redonné la fois en Jésus, il ne m’a pas pour autant totalement déplu. Le film divertira les amateurs de films gores, mais à mon avis ne comblera aucunement les spectateurs qui recherchent un cinéma qui à un sens. La Passion du Christ, qu’on soit chrétien ou pas, reste une belle histoire, et je trouve que Gibson aurait pu faire bien mieux, par exemple en poussant la liberté d’adaptation un peu plus loin, comme il le fait au début, ou bien lorsque Judas devient fou. Moins de violence aurait été souhaitable, et en ces temps tourmentés, le film eut mérité un aspect plus « peace & love », en rappelant davantage un message d’amour universel.
Proposé par : Armand
 
 
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