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Eric Clapton
Biographie Musicale« On le prenait pour Dieu et, du coup, un petit talent de guitariste lui paraissait insuffisant ; alors il a paniqué » (Nick Colin, Rolling Stone). Pionnier du blues électrique anglais des années 60, E.C. est avec Jimi Hendrix le « guitar hero » (les graffiti de 66 à Londres: « Eric is God »). L'icône des décennies 60/70/80/90 a survécu à la drogue, à l'alcool, aux modes et aux tragédies familiales, et vendu une soixantaine de millions d'albums, dont une quarantaine aux USA.

Eric Patrick Clapton, le 30/3/45 à Ripley (Surrey), est élevé par ses grands-parents, les Clapp. Il achète à 16 ans une Hofner sèche et écoute les bluesmen afro-américains. Parvenu à « jouer raisonnablement bien », il la troque contre une Kay « Red Devil » et fonde les Roosters, avec des gamins du quartier: Brian Jones (futur Rolling Stones) et Paul Jones (futur Manfred Mann). Après l'épisode de Casey Jones And the Engineers, il remplace Anthony « Top » Topham dans un groupe local, les Yardbirds, qui succèdent aux Rolling Stones comme résidents du Crawdaddy Club de Richmond. En 64, il est surnommé « Dieu » par ses fans, tant il surclasse les autres solistes anglais. Avec les Yardbirds, il accompagne les bluesmen américains de passage comme Sonny Boy Williamson, et enregistre l'album en public Five Live Yardbirds. Il quitte le groupe en 65, après son premier succès « For Your Love ». Il rejoint en 66 John Mayall et les Bluesbreakers, l'une des seules formations de blues anglaises. Et enregistre avec eux un album fameux sur Decca, puis cède sa place à Peter Green.

CREAM. Il forme Cream et devient le guitariste le plus populaire du monde. En hommage à Hendrix, il adopte des tenues chamarrées et se fait friser les cheveux. Pour Cream, il compose « Anyone For Tennis » et « Badge » (avec George Harrison). Fin 68, après Goodbye et deux concerts d'adieu le 26/10 au Royal Albert Hall, Creain se sépare. Avec Baker, il rejoint Blind Faith pour une tournée américaine et un disque où l'on retrouve quelquesunes de ses compos, dont « Presence Of the Lord ». Sur le sol américain, il devient (malgré lui) le leader du groupe de Delaney and Bonnie (découvert en première partie de Blind Faith aux USA), Friends, qui réunit Dave Mason (exTraffic), Bobby Keys (futur accompagnateur des Stones), Carl Radle (basse), etc. Après Delaney And Bonnie And Eric Clapton And Friends On Tour, sur Atco, il quitte le groupe et enregistre son premier album solo ainsi que « Bad Boy » et « Blues Power ». Il forme Derek And the Dominos en juin 70, avec des musiciens de Delaney and Bonnie et de G. Harrison: Carl Radle (basse), Bobby Whitlock (claviers) et Jim Gordon (batterie) par défaut, car Clapton aurait préféré Jim Keltner. Leur double album enregistré à Miami, avec la participation miraculeuse du guitariste Duane Allman, est l'une de ses réussites. Le titre le plus célèbre du disque, « Layla », est composé pour Pattie Boyd-Harrison (la femme de George qui deviendra la sienne de mars 79 à mai 88): la ligne mélodique au piano de la deuxième partie du morceau aurait été composée par le batteur Jim Gordon, qui lui en aurait fait cadeau, et l'intro par Allman (dixit B. Whitlock)

Affecté par la mort d'Hendrix et l'insuccès de cet album magistral, il entame une traversée du désert de trois ans, ponctuée par la drogue, l'alcool et la dépression, et enregistre « Brown Sugar » avec les Stones qui choisiront une prise sans lui et des séances avec John Mayall. Il dissout les Dominos en mai 71 après une dispute avec Gordon. Il participe avec Bob Dylan et Harrison au concert pour le Bangladesh du I/ 8/71. Il revient grâce à Pete Townshend le 13/ 1/73 au Rainbow de Londres avec un supergroupe occasionnel formé par Ron Wood (Faces), Townshend, Jim Capaldi (Traffic) et Rick Grech (basse). Guéri de l'hérdine, il reprend la route et enregistre en 74 l'album de la renaissance, 461 Ocean Boulevard (adresse du studio à Miami). On y découvre un guitariste-chanteur épanoui, nourri au soleil de la Floride. Sa reprise du morceau de Bob Marley « I Shot the Sheriff », n' 1 aux USA en 75, lance son auteur et favorise la reconnaissance du reggae. L'un des meilleurs titres de l'album, « Give Me Strength », sera inclus par Kenneth Branagh dans son film Peters Friends en 92.

SLOWHAND. E.C. mène une carrière tranquille à l'image de sa musique laid-back: parfois reggae, le plus souvent blues/country/boogie sur des tempos moyens ou lents comme en témoignent ses disques en public E.C. Was Here (75) et surtout Just One Night (80) en publie au Japon, avec une version brûlante de « Cocaine » de J.J. Cale, guitariste de l'Oklahoma qui l'a beaucoup influencé depuis Ocean. Fin 77, Slowhand est sa meilleure vente d'albums, malgré ses remarques sur l'Angleterre « colonisée » à la suite d'un concert arrosé à Birmingham le 5/8/76. « Wonderful Tonight », ballade idyllique en hommage à Pattie (le fleuron de Slowhand avec « Cocaïne »), connaîtra plus d'une vingtaine de versions et sera consacré en 97 comme sa meilleure composition. Depuis Slowhand, E.C. est un vendeur de disques, particulièrement aux USA où il a écoulé 40 millions d'albums en vingt et un ans, dont sept de la compil 82 Time Pieces. Cet homme de scène infatigable s'entoure dans la deuxième partie des années 70 et la première des années 80 des vétérans anglais Chris Stainton (claviers, exProcol Harum), George Terry (guitare), Radle et Dave Markee (basse), Dick Sims (claviers), Jamie Oldaker, Henry Spinetti (batterie), Yvonne Elliman et Marcia Levy (choeurs). De fin 82 à début 84 son orchestre comprenait Stainton, Albert Lee, Donald « Duck » Dunn à la basse, Roger Hawkins, puis Jamie Oldaker à nouveau à la batterie.

Deux ans après le décevant Another Ticket de 81, il collabore avec Hawkins, Dunn, Lee et Ry Cooder pour l'album de guitares Money And Cigarettes et fonde à cette occasion, avec son manager Roger Forrester, son label, Duck : le classique popularisé par Albert King « Crosscut Saw », une troisième chanson inspirée par Pattie, « Pretty Girl », une mise en garde contre l'alcool « The Shape You're In », et son manifeste sur le renoncement à la drogue, « Ain't Going Down » (« Je ne replongerai plus jamais »), hanté par une guitare obsessionnelle. Concert magique au Pavillon de Paris le 24/4/83 avec Albert Lee. Son vieil ami l'acteur John Hurt et la musique de Ry Cooder pour Paris, Texas le persuadent d'écrire la BO de The Hit de Stephen Frears (avec Hurt) en janvier 84, « assisté de Roger Waters ». Cette année-là, il se fourvoie sur l'album de ce dernier, Pros & Cons Of Hitch-Hiking, et le suit dans sa tournée mondiale.

L'année suivante, sa carrière prend une nouvelle tournure ; son ami (depuis 78) Phil Collins produit la majorité de Behind the Sun ; à cette occasion, E.C. s'offre une guitare-synthetizer Roland et son premier vidéoclip « Forever Mian ». L'album n'est pas une réussite, malgré un long blues, « Same Old Blues » (aux deux solos magnifiques). Il participe à la demande de son ami Pete Townshend au Live Aid à Philadelphie le 13/7/85 et manque de s'électrocuter dès le premier morceau, « White Room », qu'il n'avait pas joué depuis dix-huit ans et que Collins n'avait jamais interprété ! Sa complicité avec Collins s'affirme et ils montent un quatuor avec les musiciens noirs Nathan East à la basse et Greg Phillinganes (Michael Jackson Band) aux claviers: trois concerts cet été là, Birmingham (qui fait l'objet d'une vidéo), Montreux (filmé) et Juan-les-Pins. Celui du festival de Montreux, extraordinaire, est (a-t-il dit aux auteurs) le meilleur de sa carrière: le Best Of de son répertoire et des titres d'August, « Tearing Us Apart » (en duo avec Tina Turner sur disque), « Run » et « Miss You ». « It's In the Way You Use It » est présent sur la BO du film La Couleur de l'argent. Suivent la musique de Water (où il apparaît brièvement avec Michael Caine), puis « Heaven Is One Step Away » pour Retour vers le Futur 1, la musique de la série dramatique The Edge Of Darkness pour la BBC, et celle de Homeboy (influencé par Mark Knopfler) avec Mickey Rourke. Avec le batteur Chester Thompson (Zappa, Weather Report) et Knopfler, il se produit au Zénith le 18/l/87, quelques jours après sa première série de concerts annuels au Royal Albert Hall à Londres.

En novembre, il entreprend sa deuxième cure de désintoxication au moment où il fait de la publicité à la TV américaine pour la bière Michelob ! Il compose et joue dans les BO des trois Arme fatale, notamment une version de « Knockin' On Heaven's Door » de Dylan, chantée par Randy Crawford (WB), et dans deux duos pour le n' 3 (disque d'or en France), l'un avec Sting (« It's Probably Me »), l'autre, « Runaway Train », avec Elton John. Il participe à l'album 89 de Zucchero (Polydor), et à « 1 Wish It Would Rain Down » de P. Collins (sur But Serious1y). Celui ci participe à son Journeyman (11/89) avec Harrison et Robert Cray.

UN TOURNANT : Depuis cet album disque d'or en France (« Bad Love » au riff inspiré de • Layla »), sa carrière décolle. A 45 ans, il est • découvert » par les jeunes générations, et il est l'un des rares « dinosaures » des années 60 à avoir conservé ses premiers fans. Il joue en 89 sur les albums de Cyndi Lauper, P. Collins, Brendan Crocker, chante et joue sur « Border Song » pour l'abum-hommage à Elton John et Bernie Taupin Two Rooms, et rejoint sur scène les Rolling Stones en décembre à Atlantic City pour « Little Red Rooster » et « Boogie Chillin' ».

Le 26/8/90, en pleine tournée américaine avec Stevie Ray Vaughan, celui-ci est tué avec trois de ses collaborateurs dans un accident d'hélicoptère. Et le 20/3/91 son propre fils Conor Loren Clapton, né le 21/8/85, meurt défenestré à New York. Certains souligneront les morts qui r~ont cessé de le frapper: Keith Relf des Yardbirds, Hendrix, Joplin, D. Allman, C. Radle, R. Grech, Bill Graham, Leo Fender, son couturier Gianni Versace, son fils. Il écrit pour celui-ci (avec Will Jennings) le déchirant « Tears In Heaven » (inclus dans la BO du film Rush), hit mondial du printemps 92 et meilleur vidéoclip de l'année par MTV.

Il enregistre pour la chaîne, début 92, un Unplugged dont l'album, succès mondial, est n' 1 aux USA et record des ventes des Unplugged: 10 millions, plus d'un demi-million en France. Best Of acoustique, testament de sa carrière composé de blues et de standards, il propose une énième version de « Layla » (qui devient enfin un hit), jouée avec son vieil ami Andy Fairweather Low (ex Amen Corner) et le « Malted Milk » de Robert Johnson. Le 12/l/93 Cream se reforme pour la première fois depuis vingt-cinq ans à l'occasion de son élection au Rock & Roll Hall Of Fame où il joue trois titres. Il enchante ses premiers fans en automne 94 avec un album-retour aux sources du blues, à Willie Dixon et Lowell Fulson. From the Cradle sera la plus forte vente de toute l'histoire du genre ; n' 1, double disque d'or en France, il fera l'objet de Blues Rehearsals, l'un des plus fameux de ses nombreux « bootlegs » composé de chutes de studio et de titres en public de sa tournée Blues en 95, où il enflamme les 21 et 22/4 un Bercy chauffé à blanc par Clarence « Gatemouth » Brown en première partie. Il écrit en 95 la BO du film de Stephen Frears The Van. Extrait de la BO du film Phenomenom avec John Travolta, l'insignifiant « Change the World » (qu'il n'a pas écrit), produit par Babyface, est l'un des tubes de l'été 96. Il écrit en 97 la BO du film de Gary Oldman Ne pas avaler, et participe sous le pseudo de « X sample » au projet techno-ambiant trip-hop en duo avec Simon Climie aux claviers (Retail Therapy de TDF chez WB). Avec ce dernier, il surprend en mars 98 avec un Pilgrim mi funk, mi pop, son premier album de studio original depuis neuf ans: une belle reprise du méconnu « Born In Time » de Dylan (sur Under the Red Sky en 90) et «Pilgrim », thème du film L'Arme fatale 4.Depuis on a eu la chance d'avoir deux opus merveilleux le Riding With The King (avec BB King – 2000) et le sublissime Reptile (2001).

Il est regrettable que ce musicien extraordinaire, élégant génie, lunatique, imprévisible, maniaque, membre du jet-set et grand amateur de femmes, se soit perdu dans les années 90. Il serait trop long de citer ses participations (plus de 200). Citons « While My Guitar Gently Weeps » sur l'« album blanc » des Beatles, « Yer Blues » dans le Rockn'Roll circus des Rolling Stones, son incroyable solo dans « Go Back Home » sur le premier album de Stephen Stills en 70, The Last Waltz (Band), « If Leaving Me Is Easy » (P. Collins), « Romance In Durango » (Dylan), « Good To Me As 1 Am To You » (Aretha Franklin), All Things Must Pass (Harrison), Tommy (Who), John Lennon, un demi-album de Buddy Guy, Dr. John, et The Secret Policeman Ball avec Jeff Beck, etc. Ce fan de T-Bone Walker, d'Elmore James et de B.B. King, devenu un chanteur convenable qui s'est bonifié avec l'âge, au jeu fin, précis, facile, a grandement assuré la renommée des guitares Gibson SG Standard et Fender Stratocaster. Ses plans rhythmiques souvent improvisés dans un déluge d'accords (surtout avec Cream) ont déterminé les bases du hard rock des années 70. Le « Duke Ellington du rock », comme disent les Américains, a été consacré en 88 par Crossroads, coffret-compil en quatre CD qui retrace de façon magistrale l'essentiel de sa longue carrière, augmenté de quelques inédits et qui fut aux USA un best-seller (2 millions), et Crossroads 2 (quatre CD en 96), sélection live des années 70. E.C. a enregistré jusqu'ici environ 2 000 titres en studio ou en public, versions différentes de mêmes chansons comprises: la moitié seulement de ces enregistrements ont été commercialisés !
Proposé par : PierreL
 
 
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