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Séance Obscure (Ou la visiteuse du noir) d'après Francis
NouvelleChaque quinzaine vous aurez la possibilité de lire une nouvelle inédite. Voici donc notre quatrième publication; aujourd'hui Séance Obscure (Ou la visiteuse du noir) d'après Francis. Vous pouvez également télécharger cette nouvelle (rubrique téléchargement) afin d'avoir un plus grand confort de lecture mais aussi en débattre sur le forum dans la rubrique dédiée.

SEANCE OBSCURE



Ou la visiteuse du noir



Il faisait froid, très froid, ce dernier samedi de novembre. J'étais très en retard et devais retrouver Tracy à vingt-deux heures devant le cinéma Trianon.

Je fus sur les lieux à vingt-deux-heures-quarente-cinq et bien sûr, pas de Tracy devant le guichet.

La pensée de sa colère me terrifiait car elle n'appréciait que peu mes fréquents retards à nos rendez-vous. C'est donc très inquiet que je pris la décision d'entrer tout de même dans la salle.


Quarante-deux francs cinquante m'annonce la caissière d'un ton peu aimable. A peine rentré, la première femme que je rencontre a déjà l'air de me faire des reproches !

J'emprunte un couloir, peu éclairé et mes yeux commencent à s'habituer à l'obscurité, lorsque au bout, j'aperçois enfin l'ouvreuse à moitié endormie !

Le film ne devait pas être très passionnant pour provoquer un tel état, décidément la soirée prenait une mauvaise tournure.

Je ne saurais dire si elle était belle ou non, tant elle cachait son visage, sans doute par timidité ou par inquiétude, afin que le spectateur ne remarque de profondes rides que contredisaient son allure élancée.

J'avais préparé la pièce de cinq francs qui officialiserait le traditionnel pourboire et je tendis ma main vers la sienne.


Le contact fut d'une incroyable violence, elle était glacée ! Je mis ceci sur le fait que nous étions rentrés dans un hiver déjà bien rigoureux, me rappelant en cela la semaine précédente où j'avais été contraint de garder la chambre en raison d’une terrible angine.

Elle ne me laissa pas non plus le temps d'essayer de retrouver Tracy dans la salle, tant elle éteignit sa lampe avec une extrême rapidité.


J'étais assis, pensant au moyen qu'il me faudrait employer pour rejoindre ma fiancée dans l'obscurité et pour calmer la rage qui devait l'habiter.

Mes pensées furent arrêtées par une réflexion : Tiens ! Décidément je n'ai pas de chance ! Le chauffage doit être en panne !

Le film dans ses premières minutes ne me permit pas de distinguer quoi que ce soit dans la salle, l'action se passait dans une mine, enfin je crois, et détail qui me revient maintenant, il n'y avait ni dialogue ni musique.

Soudain à mon grand soulagement, la luminosité d'une nouvelle scène, éclaira la salle en clair-obscur.

Je constatais avec effroi que celle-ci était entièrement vide ! Aucun spectateur ! Pas plus le cinéphile moyen que mon adorable Tracy !

Je me demandais bien ce que je pouvais faire là et où pouvait se trouver Tracy !


Quand je vous disais que la salle était entièrement vide, je me trompais, car au bout de quelques instants, je remarquais la présence d'une ombre de forme humaine au tout premier rang.

Je vous avoue qu'à ce moment, moi, le grand dur, amateur de film d'épouvante, je n'en menais pas large.

Je repris mon courage à deux mains car de toutes façons, quelque chose me disait qu'il n'était pas très bon de rester dans cet endroit lugubre.

Décidant de prendre quelques nouvelles auprès de l'ouvreuse et redoutant qu'elle n'ait recommencé sa sieste derrière la porte, un pressentiment m'assaillit soudain ! La porte était bel et bien verrouillée et la poignée recouverte de glace !


Une oppression terrible m’empêchait de crier, ce n'est pourtant pas l'envie qui m'en manquait.

Il ne me restait alors plus qu'une seule solution, aller voir cette silhouette, que rien ne semblait déranger.

Je commençais alors à descendre vers le premier rang, le "voyage" me parut d'ailleurs interminable, tant l'écran semblait s'éloigner au fur et à mesure que j'avançais.

Néanmoins je me rendis compte de mon avancée par la perception de plus en plus forte d'une odeur nauséabonde insupportable.


Le film s'était arrêté sans que je m'en aperçoive et la silhouette baignait dans un halo de lumière rouge qui ne provenait d'aucune lampe.

Il ne restait que quelques secondes avant de me retrouver juste en face de cette "chose" qui n'avait toujours pas esquissé le moindre geste.

Les derniers mètres furent terribles, jusqu'au moment où j'eus la certitude d'être en face d'un début d'explication. Pourquoi une séance de cinéma avec sa future épouse se transformait-elle en voyage irrationnel ?

Mes yeux s'ouvrirent et m'offrirent un spectacle épouvantable : Cette forme devant moi, était complètement décharnée, blanche, atrocement ridée et un léger filet de sang s'échappait de sa bouche et de ses narines.

L'odeur qui ne faisait qu'amplifier, ne me rassura pas sur l'état de ce qui fut jadis, probablement, une très belle femme.

Je lui pris la main, essaya de trouver son pouls, mais en vain, elle était bien morte et ce depuis fort longtemps.


Il faut bien constater que dans des moments comme celui-ci, même nos réactions les plus prévisibles disparaissent au profit de l'instinct de peur et de survie.

Je ne me posais même plus la question de savoir comment tout cela avait commencé, ce que je faisais dans cette pièce, qui n'était même plus un cinéma d'ailleurs, et ce que j'avais fait au "Bon-Dieu" pour mériter tout cela !


A partir de cet instant, une sensation pris le dessus sur toutes autres considérations.

Je regardais ce corps sans vie devant moi et un tout petit flux de lumière blanche vint éclairer son coup, faisant scintiller un magnifique diamant monté sur une chaîne en or.

Il ne me fallut guerre longtemps pour reconnaître la monture que j'avais offerte à Tracy il y a un mois lors de la fête organisée pour nos fiançailles.

Par quel miracle, si le mot avoir sa place ici, ce bijou se retrouva sur le cadavre ? Je n'en savais rien, jusqu'à ce qu'un gémissement de plus en plus fort, me sorte de mon interrogation.


Ce gémissement qui semblait venir de nul part, se fit de plus en plus fort, et je parvins à le localiser : Il sortait de la bouche du cadavre ! A son passage d'ailleurs, ses lèvres semblaient retrouver leurs formes et leur beauté d'antan.


Mais le plus étonnant, c'est qu'il devint de plus en plus fort au point de devenir compréhensible.

Quant je dis compréhensible, il s'agit de la phrase prononcée et non de sa raison, vous verrez pourquoi dans quelques instants.

Francis ne part pas ! Francis reste avec moi ! Tels étaient les mots prononcés !

Un cadavre, mort par définition, qui vous demande de ne pas partir, voilà ou j'en étais, lorsque le plus terrible se produisit : Je compris que j'avais devant moi, le corps sans vie de Tracy ! Tout correspondait maintenant, le bijou, la voix, la taille, les traits du visage, jusqu'à son parfum, qui venait de remplacer la terrible odeur pestilentielle.


Mais comment expliquer tout ceci ?

A présent, j'éprouvais une sensation corporelle inhabituelle, mes forces semblaient m'abandonner, ma volonté disparaissait, jusqu'à mon poids qui diminuait de plus en plus.

Le plafond m'attirait, et je sentais avec soulagement que je quitterais bientôt cet endroit morbide.

Mais pour retrouver quoi ? Il me restait encore un peu de force pour me poser la question.

Totalement épuisé, je décidais de ne plus résister et de me laisser engloutir par cette blanche aspiration.

Ce fût chose faite et me retrouvais immédiatement dans ma chambre, pétrifié de froid et totalement inconscient.

J'entendis de nouveau les phrases du cinéma : Francis ne part pas ! Francis reste avec moi ! Ces mots eurent le pouvoir de me faire sortir de ce qui se révéla être un coma dépassé.

Couché dans mon lit, plusieurs hommes et femmes en blouses blanches gesticulaient autour de moi. A mes cotés, Tracy. Mon dieu qu'elle était belle, mais pourquoi pleurait-elle ?

Je suis là, lui dis-je, ne t'en fais donc pas comme ça. Son visage s'éclaira, et elle cria : Mais ce n'est pas possible messieurs, vous venez de signer le certificat de décès et voilà maintenant qu'il me parle !

Sa main pris la mienne, sa chaleur traversa mon corps, me redonna l'énergie et la force d'entendre et de comprendre ce qu'il venait de se passer.


Ce n'était pas un refroidissement qui m'avait alité la semaine dernière, mais un terrible accident de voiture, survenu un soir ou je rentrais très tard du bureau.

J'étais depuis, plongé dans un profond coma qui m'entraînait chaque jour plus près de la mort.

Mais Tracy était restée tout le temps, prés de moi, et la puissance de notre amour avait repoussé les limites du naturel.

Bien entendu, une enquête fut menée, tant par le corps médical que par les gendarmes qui m'avaient ramassé sur le bord de la route, et aucune conclusion scientifique, ne vint confirmer les raisons de mon retour parmi les vivants.


Mais quelle est l'importance d'une conclusion scientifique face à l'amour unissant deux personnes ?


Je n'ai jamais su non plus pourquoi l'action de cette histoire avait trouvé refuge dans un cinéma.

Ma conclusion peut tenir en quelques lignes, si le septième art est le reflet de la vie, il peut être aussi celui de la mort, et nous y avons, Tracy et moi, ajouté, à la longue liste de scénari, la plus belle des histoires d'amours.


Attirant en salle deux modestes spectateurs qui eurent la chance d'en être acteurs, le film n'est à ce jour jamais passé à la télévision.




FRANCIS LACHET

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